PSA-Montebourg reverra les syndicats fin juillet

mardi 17 juillet 2012 20h47
 

PARIS, 17 juillet (Reuters) - Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, a donné rendez-vous aux syndicats de PSA Peugeot Citroën à la fin du mois, a indiqué mardi un responsable syndical du groupe à l'issue d'une table ronde à Bercy qui n'a donné lieu à aucune annonce.

"Il a dit qu'on allait se revoir avant le 31 juillet, ou le 31 juillet, pour discuter du compte-rendu de l'expertise Sartorius, et il y aura un deuxième compte-rendu de Sartorius le 15 septembre sur l'aspect stratégique du groupe PSA", a déclaré à la presse Franck Don, délégué CFTC, après la rencontre.

Arnaud Montebourg avait annoncé fin juin que le gouvernement avait confié à Emmanuel Sartorius, expert du Conseil général de l'économie, de l'industrie, de l'énergie et des technologies, un diagnostic sur la situation du groupe PSA.

Depuis l'annonce jeudi dernier par le constructeur automobile de 8.000 nouvelles suppressions d'emplois et de la fermeture de l'usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le gouvernement presse le groupe de justifier les décisions qu'il a prises.

Prié de dire si le ministre chercherait à éviter la fermeture d'Aulnay, Franck Don a répondu: "Il a dit qu'il allait essayer, mais par contre, concrètement, avec quels moyens, on n'a pas eu de précisions".

"La préoccupation du ministre va être de limiter les dégâts et de réduire au maximum le plan social", a déclaré de son côté Jean-Pierre Mercier, représentant CGT. "Pour faire bouger tout cela, il va falloir qu'on se mobilise, on ne peut compter que sur nous-mêmes."

Anne Valleron, représentante CFE-CGC, a prévenu pour sa part que le délai pour analyser le plan et vérifier si son ampleur se justifiait était beaucoup trop court. "La première chose, c'est que le 25 juillet, il est hors de question qu'on donne un avis, et la loi prévoit que si on ne donne pas d'avis, on s'arrête, on nomme un expert."

PSA réunira ce jour-là un nouveau comité central d'entreprise (CCE) et publiera ses résultats semestriels, dont il a déjà annoncé qu'ils se solderaient par une perte opérationnelle courante de l'ordre de 700 millions d'euros dans la division automobile. (Gilles Guillaume, édité par Gwénaëlle Barzic)