SYNTHESE-PSA supprime 8.000 emplois, les politiques sous le choc

jeudi 12 juillet 2012 18h05
 

par Gilles Guillaume

PARIS, 12 juillet (Reuters) - L'annonce par PSA Peugeot Citroën de suppressions de postes massives pour tenter d'endiguer ses pertes financières a provoqué jeudi un choc dans l'opinion et la classe politique, qui voient dans la fermeture de l'usine d'Aulnay un symbole des difficultés de l'industrie française.

Le premier groupe automobile hexagonal a annoncé 8.000 nouvelles suppressions d'emplois sur l'ensemble de ses sites français, notamment à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) où l'activité d'assemblage prendra fin en 2014. Aucune usine automobile n'avait fermé en France depuis Renault-Billancourt en 1992. (voir ).

Des réactions de colère ont accueilli la nouvelle. La CGT a dénoncé une "injustice", l'UMP a réclamé des mesures pour la compétitivité des entreprises et le Parti communiste une loi contre les licenciements abusifs.

Du côté du gouvernement, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a évoqué un "véritable choc" pour les salariés de PSA et annoncé pour la fin juillet un plan de soutien à la filière automobile dont les contours restent inconnus. Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, en première ligne sur ce dossier, a déclaré que le gouvernement ne saurait accepter "en l'état le plan développé par PSA". ( )

Au cours d'une conférence de presse organisée après la tenue d'un comité central d'entreprise extraordinaire au siège parisien du groupe, le président du directoire de PSA, Philippe Varin, a déclaré qu'il comprenait l'émotion suscitée par cette deuxième restructuration en moins d'un an, mais tout en assurant que c'était "la seule voie possible" face à la dégradation du marché automobile européen.

COLÈRE ET RÉSIGNATION A AULNAY ET RENNES

Les nouvelles suppressions d'emplois viennent s'ajouter à un précédent plan dévoilé par PSA à l'automne dernier et représentent au total pour le groupe une réduction d'effectifs de 10% environ. La direction a promis jeudi des solutions de reclassement interne ou externe à Aulnay et Rennes, et le recours au seul volontariat pour les effectifs de structure.   Suite...