Le CAC 40 a payé plus d'impôts que de dividendes pour 2011

mardi 26 juin 2012 17h02
 

PARIS, 26 juin (Reuters) - Les entreprises du CAC 40 , victimes de la crise de la dette en zone euro et du ralentissement de la croissance économique mondiale, ont pour la première fois depuis 2006 payé plus d'impôts qu'elles n'ont versé de dividendes au titre de 2011, montre une étude du cabinet Ricol Lasteyrie publiée mardi.

Les résultats de la sixième édition du "Profil Financier du CAC 40" établi par Ricol Lasteyrie surviennent alors que le gouvernement français envisage la mise en place d'une taxe de 3% sur les dividendes, dont la portée est jugée plus politique que financière. (voir )

Selon l'étude de Ricol Lasteyrie, les 40 principaux groupes français ont versé un total de 36 milliards d'euros sous forme de dividende pour 2011, contre 40 milliards comme impôts sur les bénéfices.

Cette situation résulte d'une hausse de 17% du montant des impôts versés l'an dernier et d'une baisse de près de 9,6% des dividendes, quatre sociétés n'ayant pas versé de dividendes pour 2011, contre une seule pour 2010.

"Les impôts ont progressé significativement, ce qui peut paraître paradoxal compte tenu de la baisse des résultats (-10% pour le résultat net part du groupe, NDLR). Cela s'explique en partie par le fait que certains éléments non récurrents ne sont pas déductibles", commente le cabinet dans son étude.

Alcatel-Lucent, qui n'a plus versé de dividende depuis 2007 au titre de l'exercice 2006, PSA et deux banques - Société générale et Credit agricole - sont les quatre groupes ayant renoncé à verser un dividende pour 2011.

Sous la pression des marchés et pour rassurer les investisseurs, les trois grandes banques françaises cotées (Société générale, Crédit agricole et BNP Paribas ) ont lancé l'an dernier des programmes de cessions d'actifs et d'arrêt d'activités destinés à réduire la taille de leur bilan et leurs besoins de financement. (Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Cyril Altmeyer)