Seb pâtit du ralentissement de la consommation au 1er trimestre

jeudi 26 avril 2012 19h34
 

* CA DU T1 à 890 millions d'euros (-1,5% en comparables

* Résultat opérationnel d'activité en repli

PARIS, 26 avril (Reuters) - Seb a publié jeudi un chiffre d'affaires en baisse de 1,5% en données comparables au premier trimestre, le ralentissement marqué de la consommation dans plusieurs pays européens affectant la demande en petit électroménager.

Le résultat opérationnel d'activité (ex-marge opérationnelle) a diminué, comme prévu, de 15% à 78 millions d'euros, en raison principalement du repli des volumes de ventes et d'un effet devises négatif. Seb rappelle néanmoins que ce résultat n'est pas représentatif de l'ensemble de l'exercice.

Le chiffre d'affaires du groupe est ressorti à 916 millions d'euros, mais a été pénalisé par une baisse de 10,1% de l'activité en France en raison notamment d'une baisse de la fréquentation des magasins et de déstockages après la période des fêtes de Noël.

Dans le reste de l'Europe de l'ouest, le chiffre d'affaires a reculé de 8,6%, la consommation s'effondrant en Grèce, en Espagne et au Portugal.

En Asie-Pacifique, où Seb réalise 28% de son chiffre d'affaires, les ventes sont restées stables (+0,2%). Cette stabilité reflète principalement celle des ventes en Chine (60% de la zone), Seb subissant un effet calendaire défavorable du Nouvel An chinois, un ralentissement de la consommation et une polémique autour de sa filiale Supor.

En février, la télévision chinoise CCTV avait diffusé un reportage mettant en cause la qualité de certains articles culinaires Supor destinés au marché domestique chinois. Seb avait alors "vigoureusement" contesté les "allégations" de CCTV.

La génération de trésorerie du premier trimestre a permis au groupe de ramener sa dette financière de 673 millions d'euros à fin décembre à 585 millions d'euros à fin mars, a ajouté le groupe dans un communiqué.

Avant cette publication, l'action SEB a fini en baisse de 0,67% à 58,11 euros alors que l'indice SBF 120 est resté stable (-0,02%). (Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Benoît Van Overstraeten)