H&M recule en Bourse après des résultats sous le consensus

jeudi 29 mars 2012 09h59
 

STOCKHOLM, 29 mars (Reuters) - Hennes & Mauritz (H&M) recule nettement jeudi à la Bourse de Stockholm après avoir fait état d'un bénéfice trimestriel inférieur aux attentes, des promotions et la hausse des coûts ayant éclipsé des ventes solides.

Le titre cédait 4,35% à 239,50 couronnes à 7h45 GMT, entraînant avec lui l'indice Stoxx européen du secteur de la distribution (-1,27%) qui signait la plus forte baisse sectorielle en Europe.

Le deuxième groupe mondial de prêt-à-porter est confronté depuis plus d'un an au renchérissement du coton, à la hausse de la couronne suédoise et à l'accroissement de ses coûts de main-d'oeuvre et de transport.

A la différence de ses concurrents tels qu'Inditex, propriétaire de Zara, H&M a choisi de ne pas relever ses prix, aux dépens de ses marges.

Après cinq trimestres consécutifs de baisse, ses bénéfices sont repartis à la hausse sur le trimestre décembre-février par rapport à la période correspondante de l'exercice précédent.

Mais ils sont inférieurs aux attentes des analystes, ce que le groupe explique par l'augmentation des coûts d'approvisionnement, des investissements et des promotions visant à réduire ses stocks.

Le bénéfice imposable trimestriel a atteint 3,7 milliards de couronnes (418 millions d'euros), contre 3,5 milliards un an plus tôt et 4,2 milliards attendus en moyenne par 18 analystes interrogés par Reuters.

La marge brute est revenue à 55,8%, loin du consensus qui la donnait à 57,6%.

H&M a souligné que les ventes du début de l'année avaient été soutenues et que cette tendance s'était maintenue en mars.

"Les ventes ont été bonnes sur la plupart des marchés et particulièrement fortes sur les gros marchés comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l'Allemagne et la France, alors qu'elles ont été faibles en Suisse, au Japon et en Grèce", a précisé le groupe.

Sur la période du 1er au 27 mars, la hausse des ventes atteint 22% en monnaies locales par rapport à la même période de l'an dernier. (Bureau de Stockholm, Marc Angrand pour le service français, édité par Dominique Rodriguez)