LEAD 1-Danone recule en Bourse, discours prudent face aux investisseurs

mercredi 21 mars 2012 12h36
 

(Actualisé avec commentaire du groupe, cours de Bourse)

PARIS, 21 mars (Reuters) - Le titre Danone cédait du terrain mercredi à la Bourse de Paris en raison d'une plus grande prudence exprimée par le groupe agroalimentaire sur ses perspectives en Europe de l'ouest lors d'une réunion d'analystes en cours à Londres, déclarent des intervenants.

Vers 12h30, l'action Danone, plus forte baisse du CAC 40, perdait 1,54% à 51,04 euros, quand le CAC 40 s'adjugeait 0,06% et l'indice sectoriel européen 0,07%. Le titre a progressé de 5,15% depuis le début de l'année, après un gain de 3,30% l'an dernier.

A l'occasion de la conférence Cage (Consumer Analyst Group of Europe) Danone a indiqué que L'Europe de l'Ouest est devenue "un peu plus difficile" dans toutes ses activités en raison des pressions commerciales et de celles pesant sur la consommation, lit-on dans une note publiée mercredi par Exane.

Sous couvert d'anonymat, un autre analyste participant à cette réunion indique qu'un dirigeant de Danone a déclaré que l'Espagne était "difficile" sur les quatre métiers du groupe, qu'en générale l'Europe du Sud était "difficile" et que les relations avec les distributeurs n'étaient pas non plus aisées.

"Mais cela n'est pas bien différent de ce que le groupe a déjà dit", ajoute cet analyste.

Une porte-parole de Danone a indiqué qu'à l'occasion de cette conférence, le groupe avait "rappelé ce qu'il avait déjà dit lors de la présentation de ses résultats annuels sur les tendances de la consommation qui restent difficiles en Europe.

Dans les diapositives de présentation de cette conférence, diffusées mercredi sur son site internet, Danone a confirmé les perspectives 2012 annoncées le 13 février dernier à savoir une croissance en données comparables du chiffre d'affaires de 5 à 7%, une marge opérationnelle stable et un free cash-flow toujours en croissance, atteignant 2 milliards d'euros.

Le numéro un mondial des produits laitiers frais et de l'eau en bouteille, également présent dans la nutrition infantile et médicale, avait alors indiqué que ses hypothèses restaient basées sur des tendances de consommation toujours difficiles en Europe de l'Ouest et sur une hausse de l'ordre de 5% des coûts des matières. (Noëlle Mennella, édité par Jean-Michel Bélot)