19 mars 2012 / 11:48 / il y a 5 ans

LEAD 1-Logiciels-Misys accepte une offre de E1,5 milliard

* Offre en cash après l'échec avec Temenos

* ValueAct-CVC étudient la marche à suivre

* Forte hausse de l'action Misys

par Paul Sandle

LONDRES, 19 mars (Reuters) - La société britannique de logiciels bancaires Misys a accepté lundi une offre d'achat du fonds de capital investissement Vista Partners de 1,27 milliards de livres (1,53 milliards d'euros), après avoir refusé une fusion avec un concurrent et une offre d'un fonds de private equity concurrent.

Misys a dit avoir recommandé une offre de 350 pence en cash par action de Vista, un fonds de capital investissement actif dans le segment des logiciels qui fusionnera Misys avec Kondor, un concepteur de logiciels de gestion du risque acheté à Thomson Reuters l'année dernière.

ValueAct, qui possède 21,5% dans Misys et s'est associé avec le groupe de private equity CVC Capital Partners pour étudier une offre de son coté, n'endosse pas cet accord.

ValueAct et CVC ont fait savoir qu'ils étudiaient la marche à suivre après l'offre de Vista. Quoi qu'il en soit, les deux associés recommandent aux actionnaires de Misys de ne rien faire pour le moment.

Ils ajoutent qu'une offre de leur part n'est pas chose assurée. Même s'il y en a une, précisent-ils, il n'est pas davantage certain qu'elle débouche sur une transaction.

L'action Misys était en hausse de 8% à 355,8 pence aux alentours de 11h30 GMT, signalant que les investisseurs s'attendent à ce que le prix monte.

Le mois dernier, Misys avait donné son accord de principe à une fusion avec son concurrent Temenos mais la société suisse avait fait marche arrière, les discussions n'ayant pas abouti à un accord définitif.

Misys et Temenos font face à un marché rude et leurs consommateurs réguliers notamment les banques, sous pression pour réduire les coûts, reportent les dépenses de mises à jour informatiques.

En parallèle à cette annonce, Misys a publié un profit warning, soulignant que ses revenus avaient plongé de 12% au cours du troisième trimestre de son exercice fiscal.

Roger Phillips, analyste chez Merchant Securities, a déclaré qu'à la lumière du profit warning, le deal avec Vista semblait bon. "D'un coté c'est (le profit warning) relatif à des retards dans des signatures d'accords de licence mais cela suggère aussi que Misys serait confronté à un futur mouvementé en restant indépendant alors que les conditions d'activité empirent", a-t-il ajouté.

DIFFICILE A BATTRE ?

Le directeur général par intérim de Misys Tom Kilroy a douché les espoirs d'une contre-offre. "Si une autre société fait une offre nous discuterons bien sûr avec elle mais nous pensons qu'il est peu probable de faire mieux", a-t-il dit.

Tom Kilroy a déclaré que l'incertitude sur l'avenir de la société avait contribué à la publication du profit warning et ajouté qu'il était confiant sur le fait que de nombreuses commandes aient été reportées plutôt qu'annulées.

Selon Roger Phillips, étant donné la performance organique moribonde de Misys sur les cinq dernières années, Vista ne pouvait justifier son prix que sur la base des synergies de fusion avec Kondor.

Misys discutait fusion l'été dernier et un prix de 400 pence par action était alors évoqué. Mais la société a depuis lors connu des temps difficiles sur son segment d'activité.

Misys a déclaré que des actionnaires représentant 22% environ de son capital avaient déjà donné leur accord à l'offre de Vista. (Paul Sandle, Marion Douet pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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