Siemens propose un dividende inférieur aux attentes

jeudi 10 novembre 2011 08h47
 

* Bénéfice opérationnel du T4 à E2,17 milliards contre E2,39 mds attendus

* Chiffre d'affaires du T4 en hausse de 5%, meilleur que prévu

* Le groupe table sur une croissance de 3% à 5% de son CA en 2011-2012

* Ne s'attend pas à une récession industrielle en Europe

MUNICH, 10 novembre (Reuters) - Le conglomérat Siemens (SIEGn.DE: Cotation) a proposé jeudi un dividende en hausse de 11% au titre de l'exercice 2010-2011, une progression plus faible que prévu, et attend une croissance modérée l'an prochain dans une conjoncture mondiale difficile.

Le groupe, dont la gamme de produit s'étend des appareils auditifs aux turbines électriques en passant par des ampoules et des trains à grande vitesse, propose un dividende de 3,00 euros par action, contre 2,70 l'an dernier et alors que les analystes interrogés par Reuters attendaient 3,14 en moyenne.

Siemens prévoit une croissance de son chiffre d'affaires de 3% à 5% pour le prochain exercice 2011-2012, a annoncé son président du directoire Peter Löscher.

"Nous sommes bien placés pour réaliser une croissance modérée de notre chiffre d'affaires pour l'année fiscale 2012 et pour franchir à moyen terme le cap des 100 milliards d'euros de chiffre d'affaires", a-t-il déclaré.

Présenté comme un baromètre de l'industrie européenne, Siemens a ajouté que pour l'année fiscale qui se terminera en septembre 2012, il attend un résultat de ses opérations poursuivies du même ordre qu'en 2011.

Pour le quatrième trimestre de son exercice décalé 2010-2011, Siemens a publié un bénéfice opérationnel (industrie, énergie, santé) de 2,17 milliards d'euros, contre 791 millions l'an dernier et en retrait par rapport au consensus de marché qui se situait à 2,39 milliards, le groupe ayant passé des charges sur son activité d'énergie solaire.

En revanche, son chiffre d'affaires a progressé de 5% à 20,35 milliards d'euros, un montant supérieur au consensus de 19,76 milliards, alors que ses nouvelles commandes ont reculé de 2% à 21,16 milliards d'euros (consensus 20,27 milliards). (Marilyn Gerlach, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Nicolas Delame)