SAS-T3 moins bon que prévu, prévisions abaissées, chute du titre

mardi 8 novembre 2011 09h54
 

STOCKHOLM, novembre (Reuters) - SAS a fait état mardi d'un bénéfice imposable trimestriel inférieur aux attentes ainsi que d'une légère révision à la baisse de ses prévisions en raison de la détérioration des conditions économiques, des annonces qui font chuter le titre de la compagnie aérienne.

Vers 8h45 GMT, l'action SAS perdait 7,59% à 10,95 couronnes alors que l'indice regroupant les valeurs européennes du tourisme et du transport aérien perdait 0,47%.

Détenu à 50% par les Etats norvégien, suédois et danois, le groupe traverse une passe difficile depuis plusieurs années, en raison à la fois du niveau élevé de ses coûts et de la concurrence des compagnies à bas coûts Norwegian Air et Ryanair .

Cette dernière a annoncé lundi avoir relevé de 10% sa prévision de bénéfice pour 2011-2012, une hausse des revenus par passager et par kilomètre devant compenser la cherté du kérosène. (voir )

Comme d'autres compagnies aériennes, SAS est en outre confronté au conséquences du ralentissement économique mondial et à l'envolée du poste carburant.

La compagnie aérienne, qui a multiplié les mesures de restructuration pour améliorer sa compétitivité au cours des derniers trimestres, a déclaré que l'ensemble de 2011 se traduirait au mieux par un bénéfice imposable marginal.

Auparavant, le groupe avait dit prévoir un bénéfice, sans le qualifier.

"Sous réserve qu'il n'y ait pas d'événements inattendus, nous pensons que SAS a toujours le potentiel pour dégager un résultat imposable tout juste positif", déclare SAS dans un communiqué.

Le directeur général, Rickard Gustafson, a expliqué la prudence redoublée de la compagnie par l'évolution des coûts du carburant, la concurrence et la situation économique mondiale, avec une mention particulière pour l'Espagne, où SAS détient toujours une participation dans Spanair.

Le bénéfice imposable du troisième trimestre est ressorti à 276 millions de couronnes (30,5 millions d'euros) contre une perte d'un milliard il y a un an et une prévision moyenne des analystes interrogés par Reuters de 369 millions. (Simon Johnson, Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Marc Angrand)