6 mai 2009 / 18:41 / dans 8 ans

LEAD 1 Wendel infléchit sa stratégie et cède Oranje-Nassau

* Cession des activités pétrolières d‘Oranje-Nassau

* L‘opération accroîtra la trésorerie de 505 mlns d‘euros

* Perte comptable anticipée au S1 et sur l‘exercice

par Pascale Denis

PARIS, 6 mai (Reuters) - Avec la cession des activités pétrolières d‘Oranje-Nassau, l‘inflexion stratégique de Wendel (MWDP.PA) visant à désendetter le groupe, anticipée depuis le changement de direction à la tête de la société d‘investissement, ne se sera pas fait longtemps attendre.

Wendel a annoncé mercredi, en même temps que le chiffre d‘affaires de ses participations pour le premier trimestre, la cession du groupe énergétique néerlandais, qu‘il détenait à 100%, pour un prix de 630 millions d‘euros, à un consortium dirigé par le groupe hollandais Dyas.

L‘opération se traduira par un accroissement de trésorerie d‘environ 505 millions d‘euros pour Wendel, après le remboursement d‘une dette de 125 millions d‘euros d‘Oranje-Nassau.

“Cette opération s‘inscrit parfaitement dans notre politique de gestion d‘actifs et augmente, de fait, la marge de manoeuvre du groupe Wendel”, souligne-t-il dans un communiqué.

Après la démission, fin mars, de Jean-Bernard Lafonta de la présidence du directoire, provoquée par l‘hostilité de certains actionnaires familiaux de Wendel, les analystes anticipaient une inflexion dans la stratégie de la société vers un mode de gestion plus patrimonial et davantage axé sur le désendettement ([ID:nLQ533418].

Frédérique Lemoine, nouveau président du directoire qui a pris ses fonctions en avril, a précisé mercredi vouloir, dans les mois qui viennent, “consolider les marges de manoeuvre pour accompagner les sociétés du groupe à travers la crise et renforcer sa structure financière”.

LIQUIDITES

Il a précisé que les liquidités disponibles de Wendel s’établissaient à 1,6 milliard d‘euros à la fin avril, en tenant compte de la cession des activités pétrolières d‘Oranje-Nassau.

Il a ajouté que Wendel était ”en mesure de faire face aux risques de marché à court terme ainsi qu’à sa prochaine échéance de remboursement de dette (obligation échangeable Capgemini (CAPP.PA) de 279 millions d‘euros en juin 2009).

Certains actionnaires de la holding familiale de Wendel, la SLPS, qui détient plus de 35% du capital du groupe, s’étaient élevés, depuis un an contre la direction de Wendel.

Avec l‘effondrement des marchés, leur fronde s’était cristallisée sur la stratégie du groupe, notamment son investissement dans Saint-Gobain (SGOB.PA) et sur sa gouvernance.

Wendel, dont la participation dans le groupe de matérieux est passée de 21,6% à 18,5% l‘augmentation de capital de ce denrier réalisée en mars, a précisé que cette dilution se traduirait par une perte comptable de l‘ordre de 600 millions d‘euros dans ses comptes (une contrainte des normes IFRS) et pourrait engendrer une perte pour le groupe au premier semestre ainsi que sur l‘ensemble de l‘année.

Wendel a précisé mercredi que le chiffre d‘affaires consolidé de ses participations avait totalisé 1.184 millions d‘euros au premier trimestre.

Les rumeurs de cession d‘actifs ont fait progresser le titre de 12,4% à la Bourse de Paris mercredi, à 34,5 euros. A ce niveau de cours, la valeur perd 13,2% depuis le début de l‘année, pour une capitalisation boursière de 1,5 milliard d‘euros.

Edité par Cyril Altmeyer

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