Wells Fargo réduit son dividende de 85%, le titre bondit

vendredi 6 mars 2009 15h49
 

NEW YORK, 6 mars (Reuters) - La quatrième banque américaine Wells Fargo (WFC.N: Cotation) a annoncé vendredi qu'elle réduisait son dividende de 85%, une décision qui doit lui permettre d'économiser cinq milliards de dollars par an.

La banque de San Fransisco a ajouté qu'elle prévoyait deux milliards de dollars de suppression de coûts supplémentaires en 2009, à partir du deuxième trimestre, sans préciser dans quel secteur elle comptait réaliser ces économies.

En début de séance, l'action bondit de 10% à 8,9 dollars à la Bourse de New York. Le titre s'échangeait à 29,48 dollars en début d'année.

Wells Fargo a ramené son dividende trimestriel de 34 à 5 cents par action.

Cette décision fait suite à des mesures de même ampleur prises ces deux dernières semaines par JP Morgan Chase (JPM.N: Cotation), PNC Financial Services (PNC.N: Cotation) et US Bancorp (USB.N: Cotation).

Des dizaines de banques ont réduit ou supprimé leurs dividendes pour préserver leurs fonds propres et couvrir des pertes de crédit en hausse avec la crise financière. Bank of America (BAC.N: Cotation) a réduit son dividende trimestriel à un cent par action et Citigroup (C.N: Cotation) l'a simplement supprimé.

John Stumpf, directeur général de Wells Fargo, a déclaré que la réduction du dividende était une bonne décision pour la société et ses actionnaires car elle allait permettre de relancer le cours de bourse. Il a précisé que la banque reviendrait "aussi tôt que possible à un dividende plus normal".

Stumpf a espéré que la banque pourrait rembourser le plus tôt possible les 25 milliards de dollars prêtés par l'Etat.

Wells Fargo a ajouté que l'intégration de Wachovia, dont l'acquisition pour 12,5 milliards de dollars a été finalisée en décembre, était en cours et que les coûts liés à l'acquisition devraient être moins élevés que prévu.

Wells Fargo assure que l'intégration de Wachovia devrait permettre cinq milliards de dollars d'économies de coûts par an.

(Jonathan Stempel, version française Clément Dossin)