May 5, 2015 / 7:44 AM / 2 years ago

LEAD 2-UBS proche d'un accord sur les changes avec la justice US

6 MINUTES DE LECTURE

* Le bénéfice net du T1 à 1,98 md de francs (consensus 1,1 md)

* La division gestion de fortune lève 19 mds de francs au T1

* Les discussions avec le DoJ sur les changes à un "stade avancé".

* Le titre a terminé en hausse de 3,78% à Zurich (Actualisé avec déclarations de JPMorgan, cours de clôture d'UBS)

par Joshua Franklin

ZURICH, 5 mai (Reuters) - UBS a déclaré mardi que les discussions avec le département de la Justice américain en vue d'un règlement à l'amiable du dossier de manipulation présumée des taux de change en étaient à un "stade avancé", la première banque suisse faisant également état de son meilleur bénéfice trimestriel en près de cinq ans.

JPMorgan Chase a également annoncé que les négociations en vue d'accords avec la Justice américaine et la Réserve fédérale sur ce dossier étaient à des "stades avancés". Dans un document boursier trimestriel, JPMorgan estime ses dépenses juridiques, en plus de ses provisions pour litiges, à 5,5 milliards de dollars fin mars contre 5,8 milliards fin 2014.

Le titre UBS a gagné 3,78% à 19,77 francs suisses, à un pic de près de cinq ans et demi alors que l'indice regroupant les valeurs bancaires européennes a perdu 1,95% en clôture.

Un règlement avec le département de la Justice permettrait à UBS de commencer à tourner la page de toute une série d'enquêtes, menées par différentes autorités, cherchant à établir comment des courtiers, d'UBS mais aussi d'autres établissements, ont manipulé le marché des changes, où sont brassés quotidiennement plus de 5.000 milliards de dollars (4.505 milliards d'euros).

Le 12 novembre, les autorités britanniques, suisses et américaines avaient infligé des amendes d'un total de 4,3 milliards de dollars à six banques dont UBS, HSBC et Citigroup, dans le cadre de règlements négociés sur des manipulations présumées du marché des changes.

Mais, aux Etats-Unis, un accord n'avait été trouvé qu'avec l'Office of the Comptroller of the Currency (OCC), autorité de tutelle des banques. Les banques doivent ainsi encore s'entendre avec le département américain de la Justice (DoJ), la Réserve fédérale et les autorités financières new-yorkaises, qui poursuivent leurs propres investigations.

"Les discussions avec le DoJ se sont poursuivies et en sont à un stade avancé même si aucun accord n'a encore été trouvé (...) sur un règlement", a précisé la banque.

Il y a 15 jours, le Financial Times a rapporté que la justice américaine voulait conclure d'ici la mi-mai un accord amiable global avec cinq grandes banques, dont UBS, sur les allégations de manipulation du marché des changes.

L'accord concernerait JPMorgan Chase, Barclays, Citigroup, Royal Bank of Scotland en plus d'UBS, et conduirait chacune d'elles à verser environ un milliard de dollars (935 millions d'euros) de pénalités, avait précisé le quotidien, dont les informations ont ensuite été confirmées par des sources jointes par Reuters.

UBS a dit avoir ramené les provisions mises de côté pour frais de justice à 2,7 milliards de francs (2,6 milliards d'euros), contre 3,05 milliards précédemment, estimant d'une part que ces dernières étaient suffisantes à ses yeux pour couvrir le montant d'un accord dans le dossier des changes et, d'autre part, qu'il demeurait une "incertitude significative" autour de ce montant.

Le bénéfice S'envole malgré La Hausse Du Franc

Sur les trois premiers mois de l'année, le résultat net d'UBS est ressorti à 1,977 milliard de francs suisses (1,90 milliard d'euros), ce qui représente un bond de 88% par rapport au niveau du premier trimestre 2014.

Les analystes interrogés par Reuters avaient anticipé en moyenne 1,1 milliard de francs.

La forte hausse de ce résultat a été obtenue malgré l'envolée du franc suisse après la décision, remontant à la mi-janvier, prise par la Banque nationale suisse (BNS) d'abandonner son cours plancher de la devise helvétique.

Le bénéfice net d'UBS a été dopé par sa division gestion de fortune, dont la contribution a été la plus élevée depuis 2008. Cette division a engrangé 19 milliards de francs d'entrées nettes sur le trimestre, ce qui est de bon augure pour les revenus à venir, alors que le consensus était de 13,4 milliards.

UBS a souligné que l'activité de gestion de fortune allait continuer d'accumuler des entrées d'argent au cours du deuxième trimestre.

La division banque d'investissement, au sein de laquelle est logée l'importante équipe changes d'UBS, a de son côté profité de la volatilité provoquée par la décision surprise de la BNS d'abandonner son cours plancher.

"La tendance positive en matière de revenus est le facteur clef. Quand on regarde les divisions une par une, celle de la gestion de fortune a de nouveau montré des développements encourageants", a estimé Andres Brun, analyste chez Zürcher Kantonalbank.

Il y 15 jours, Credit Suisse avait également annoncé un bénéfice trimestriel supérieur aux attentes, une bonne surprise qui avait néanmoins été occultée par les spéculations sur la possibilité d'une augmentation de capital pour renforcer le bilan du groupe après l'arrivée du nouveau directeur général, Tidjane Thiam, cet été. (avec la contribution d'Oliver Hirt, David Henry et Lindsay Dunsmuir, Benoît Van Overstraeten et Juliette Rouillon pour le service français, édité par Véronique Tison)

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