Infosys table sur une croissance de 10 à 12% de son CA annuel

vendredi 24 avril 2015 12h34
 

BOMBAY, 24 avril (Reuters) - Infosys, le deuxième exportateur indien de services informatiques, a annoncé vendredi tabler sur une accélération de la croissance de son chiffre d'affaires en 2015-2016, après un bénéfice trimestriel légèrement moins bon que prévu.

La société, considérée il y a quelques années comme le baromètre du puissant secteur des services informatiques en Inde, peine à innover et conserver ses parts de marché en raison d'une tendance à l'exode de ses cadres, qui affecte ses performances.

Son directeur général, Vishal Sikka, cherche à se développer dans de nouvelles technologies comme l'automation et l'intelligence artificielle, ainsi que dans les services dématérialisés, pour tenter de reprendre un peu du terrain perdu.

Pour l'exercice entamé le 1er avril, Infosys, qui compte parmi ses grandes clients des groupes comme Apple, Volkswagen et Wal-Mart Stores, table sur un chiffre d'affaires en hausse de 10 à 12%, après une croissance de 6,4% sur l'exercice qui vient de se terminer.

Sur le seul quatrième trimestre 2014-2015, il a réalisé un bénéfice net en hausse de 3,5% à 30,97 milliards de roupies (448,26 millions d'euros) pour son quatrième trimestre à fin mars, contre 29,92 milliards il y a un an. Les analystes attendaient en moyenne un bénéfice de 31,86 milliards de roupies, selon les données de Thomson Reuters.

Le chiffre d'affaires trimestriel du groupe, réalisé aux deux tiers avec des clients aux Etats-Unis et en Europe, a augmenté de 4,2% à 134,11 milliards de roupies.

Le titre perdait 5,98% à la clôture de la Bourse de Bombay.

La semaine dernière, son grand concurrent Tata Consultancy Services a annoncé un chiffre d'affaires décevant, ce qui a alimenté les craintes d'un ralentissement de la croissance dans l'ensemble du secteur.

Le cabinet de recherche Gartner a annoncé ce mois-ci que les dépenses informatiques mondiales devraient reculer de 1,3% cette année à 3.660 milliards de dollars (3.380 milliards d'euros), en raison notamment de la hausse du dollar.

(Devidutta Tripathy et Aman Shah, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Marc Angrand)