BOURSE-CGG plombé par le pessimisme de Raymond James

mardi 21 avril 2015 11h29
 

PARIS, 21 avril (Reuters) - L'action CGG accuse mardi en fin de matinée la plus forte baisse de l'indice SBF 120 , le spécialiste français des services et équipements géophysiques pâtissant du pessimisme de Raymond James pour les résultats du groupe et les effets du rachat de BG par Royal Dutch Shell.

A 11h24, le titre perd 4,42% à 6,36 euros, contre un gain de 0,27% au même instant pour le SBF 120.

La valeur a gagné près de 34% entre le début de l'année et lundi, mais une telle hausse n'est pas justifiée selon Raymond James, dont la recommandation sur le titre est à "sous-performance".

"Nous réduisons encore nos estimations d'Ebit pour CGG de respectivement 26% et 39% pour 2015 et 2016", indique le broker, justifiant sa décision par la faiblesse des données de la division Acquisition et soulignant également la permanence de vents contraires dans le segment Marine.

"Nous restons convaincus que l'activité d'Acquisition marine n'a aucune valeur et nous anticipons plusieurs années de restructuration avant que les problèmes de surcapacité soient résolus dans les marchés du segment Marine", souligne-t-il.

Raymond James juge par ailleurs que le rachat de BG Group par Royal Dutch Shell pour 47 milliards de livres (64,34 milliards d'euros) n'est pas une bonne nouvelle pour l'activité sismique alors que Shell a déjà dit qu'il réduirait les dépenses d'exploration.

Si l'intermédiaire, qui s'attend à ce que CGG brûle de la trésorerie cette année et en 2016, a relevé son objectif de cours sur le titre de 5,40 à 5,60 euros, c'est uniquement en raison de l'appréciation du dollar, précise-t-il. (Alexandre Boksenbaum-Granier, avec Rachel Chitra à Bangalore, édité par Dominique Rodriguez)