Eni confirme sa prévision de production malgré un T3 ralenti

jeudi 30 octobre 2014 10h48
 

MILAN, 30 octobre (Reuters) - Eni a réaffirmé jeudi tabler sur une stabilité de sa production sur l'ensemble de cette année malgré une baisse au troisième trimestre, qui n'a pas empêché une progression de 2,5% de son bénéfice net.

A la Bourse de Milan, l'action Eni gagnait 0,98% à 16,49 euros à 9h40 GMT alors que l'indice Stoxx des valeurs européennes de l'énergie perdait 0,56%.

Les grandes compagnies pétrolières ont vu leur valeur boursière dégringoler depuis quatre mois avec la chute de 25% des cours du brut, qui a ramené le Brent non loin de 85 dollars le barils, un plus bas de quatre ans.

Eni, contrôlée par l'Etat italien, a fait état d'un bénéfice net de 1,17 milliard d'euros sur le trimestre juillet-septembre, dépassant le consensus Reuters qui le donnait à 861 millions sur la base des estimations de six analystes.

Le cash-flow opérationnel du troisième trimestre a atteint 3,98 milliards d'euros, son plus haut niveau pour un troisième trimestre depuis cinq ans, selon Eni.

La production de pétrole et de gaz a pourtant reculé de 4,7% sur la période par rapport au troisième trimestre de l'an dernier, à 1,576 million de barils équivalent pétrole par jour (bepj), pénalisée par le déclin de certains gisements et des opérations de maintenance. Néanmoins, le groupe prévoit toujours une production 2014 en ligne avec celle de 2013.

"Notre exploration continue de donner des résultats extraordinaires qui alimenteront la croissance future de notre portefeuille amont", a déclaré l'administrateur délégué Claudio Descalzi.

Eni, première "major" pétrolière étrangère en Afrique, a annoncé par ailleurs jeudi une découverte estimée à environ un milliard de barils de pétrole aux larges des côtes du Congo.

Le groupe, qui table sur environ 11 milliards d'euros de cessions d'actifs, a précisé prévoir une diminution de ses investissements sur l'ensemble de l'année par rapport aux 12,8 milliards d'euros investis en 2013.

De nombreuses compagnies ont elles aussi entrepris de limiter leurs dépenses d'investissement face à la baisse des cours des hydrocarbures. (Stephen Jewkes, Marc Angrand pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)