Bourse-BNP Paribas baisse encore, des brokers dégradent le titre

vendredi 14 février 2014 12h26
 

PARIS, 14 février (Reuters) - BNP Paribas figure parmi les plus fortes baisses de l'indice CAC 40, des brokers ayant abaissé leurs recommandations sur le titre de la banque au lendemain de la publication de comptes du quatrième trimestre plombés par l'annonce inattendue d'une provision de 1,1 milliard de dollars liée aux sanctions décidées par les Etats-Unis contre des pays comme l'Iran.

Vers 12h20, BNPP perd 1,1% à 58,65 euros tandis que le CAC 40 avance de 0,38%. L'action conserve un gain de 3,5% depuis début janvier après avoir engrangé plus de 33% en 2013.

UBS a abaissé son conseil sur BNP Paribas d'"achat" à "neutre" avec un objectif de cours ramené de 64 à 63 euros et a relevé de "neutre" à "achat" Société générale avec un objectif de cours porté de 49,5 à 52,0 euros.

"Nous estimons que les résultats du quatrième trimestre sont porteurs d'un important renversement de la dynamique dans le secteur bancaire français", écrit le broker dans une note.

"Avec une Société générale dont le bilan converge rapidement vers celui de BNPP et avec un objectif affiché par les deux banques de parvenir à un retour sur capital (ROE) de 10% en 2016, nous pensons que les investisseurs vont être de plus en plus être attirés par la meilleure dynamique de profits de SocGen, un contrôle sévère des coûts et une valorisation plus basse", ajoute-t-il.

Natixis de son côté a abaissé sa recommandation sur BNP Paribas d'achat à neutre mais relève son objectif de cours, de 63 à 66 euros.

Les analystes de Société générale restent à l'achat, estimant que BNP Paribas conserve suffisamment d'atouts pour rester positif avec des "inquiétudes".

BNPP a, selon eux, deux points forts : un excédent de capital et des profits améliorés du fait de la baisse de ses coûts de financement.

"Cependant, le sentiment s'est dégradé du fait du risque de nouvelles charges liées aux litiges (avec l'administration US) et de l'absence de clarté sur la manière dont l'excédent de capital va être utilisé, estiment-ils. (Raoul Sachs, édité par Jean-Michel Bélot)