Lenovo-Motorola et les serveurs d'IBM pèseront sur les résultats

jeudi 13 février 2014 12h44
 

13 février (Reuters) - Lenovo a annoncé jeudi une hausse de 29% de son bénéfice trimestriel mais il a prévenu que le redressement des activités de combinés portables de Motorola rachetées à Google et des serveurs repris à IBM pèseraient sur sa rentabilité à court terme.

Pour le directeur général du groupe chinois, Yang Yuanqing, ces efforts pourraient durer "quelques trimestres" après la réalisation des acquisitions. Mais il a assuré qu'ils valaient la peine, Lenovo n'étant pas épargné par la baisse du marché des PC et la transition vers les terminaux mobiles.

"A court terme, (les acquisitions) auront un impact négatif sur les performances", a-t-il dit lors d'un entretien téléphonique après l'annonce des résultats.

Lenovo, premier constructeur mondial de PC, a ensuite précisé qu'il faudrait selon lui trois à cinq trimestres pour redresser les activités de portables de Motorola.

Un avis partagé par les investisseurs. "Je m'attends à un ralentissement de la croissance organique de l'activité", a dit Jean-Louis Lafayeedney, un analyste spécialisé de JI Asia basé à Hong Kong. "Il faudra au moins un an avant que Lenovo puisse renouer avec la croissance", a-t-il ajouté avant les déclarations de Yang Yuanqing.

Lenovo a annoncé fin janvier le rachat de Motorola Mobility à Google pour 2,91 milliards de dollars. Moins d'une semaine avant, il avait conclu la reprise des activités de serveurs d'entrée de gamme d'IBM pour 2,3 milliards.

Sur le trimestre octobre-décembre, le troisième de son exercice fiscal, Lenovo a dégagé un bénéfice net de 265,3 millions de dollars (194 millions d'euros), supérieur au consensus Thomson Reuters Starmine SmartEstimate, qui le donnait à 247,2 millions, et au résultat de la période correspondante de 2012 (204,9 millions).

Le groupe, quatrième constructeur mondial de smartphones durant cette période selon IDC, a vendu 13,9 millions de combinés sur le trimestre, mais deux millions seulement, soit 14%, hors de Chine.

Yang Yuanqing a précisé aux analystes lors d'une téléconférence que les activités de smartphones ne représentaient pour l'instant qu'une faible contribution aux résultats du groupe, et particulièrement en Chine, où les marges sont plus faibles qu'ailleurs. (Paul Carlsen; Marc Angrand pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)