Bourse-Michelin en hausse, trésorerie et désendettement salués

mercredi 12 février 2014 12h22
 

PARIS, 12 février (Reuters) - L'action Michelin s'inscrit une nouvelle fois en vive hausse mercredi à la Bourse de Paris, plusieurs notes d'analystes saluant le discours sur la génération de trésorerie et le désendettement du fabricant de pneumatiques après la publication, mardi, de ses résultats 2013.

A 12h15, le titre s'octroie 3,99% à 87,01 euros au lendemain d'un gain de 3,3%. La valeur signe ainsi la plus forte progression de l'indice Stoxx du secteur automobile européen (+1,47%) et la deuxième performance du CAC 40 (+0,54%).

"Nous estimons que les éléments positifs clés de la publication de résultats 2013 de Michelin étaient le cash-flow et le message implicite sur un taux de distribution plus élevé du dividende, la probabilité d'un maintien des marges des activités de spécialités au-dessus de 20% en 2014 malgré la chute des volumes pour les pneus de génie civil et les signes d'une hausse des prix des pneus automobiles en Europe, en Amérique latine et en Asie", considère Citigroup.

Michelin a dit viser cette année un cash-flow libre structurel supérieur à 500 millions d'euros, après 599 millions en 2012 et 749 millions en 2013, un niveau atteint notamment grâce à la baisse des coûts des matières premières.

Le groupe va proposer un dividende en hausse au titre de 2013, à 2,50 euros contre 2,40 euros pour l'exercice précédent, portant désormais de 30% à 35% le taux de distribution de son résultat.

La hausse du cash-flow libre après investissement en 2013, à 1,15 milliard d'euros contre 1,07 milliard en 2012, a quant à elle permis au groupe de ramener sa dette nette à un niveau historiquement bas de 142 millions d'euros l'an dernier, contre plus d'un milliard l'année précédente.

"Si un bilan solide va aider à financer la rationalisation en cours du réseau d'usines, nous pensons également que, compte tenu du nouveau niveau de résultats et de génération de free cash flow, Michelin semble désormais surcapitalisé", estime dans un mémo UBS.

"Nous considérons plus probable des dividendes et des opérations de fusion-acquisition qu'un important plan de rachat d'actions", ajoute UBS, qui conseille le titre à l'achat avec un objectif de cours relevé de 86 à 96 euros.

Jean-Dominique Senard, président de Michelin, a indiqué que si des perspectives d'acquisition devaient se présenter, ce serait sans doute en Asie lorsque le marché commencera à se consolider.

Contrastant avec le sentiment positif des autres analystes, Barclays se montre plus prudent en recommandant de sous-pondérer le titre, jugeant trop optimiste le marché sur les perspectives de prix. (Alexandre Boksenbaum-Granier, avec Gilles Guillaume, édité par Dominique Rodriguez)