LEAD 2-Merck-Le T4 déçoit, les partenariats sur le cancer salués

mercredi 5 février 2014 16h28
 

(Actualisé avec partenariats contre le cancer, commentaires d'analystes, cours de Bourse)

5 février (Reuters) - Merck & Co a publié mercredi un chiffre d'affaires et des résultats trimestriels inférieurs aux attentes mais le marché a apprécié l'annonce de nouveaux partenariats avec d'autres laboratoires pour le traitement du cancer.

Le numéro deux américain du secteur pharmaceutique a annoncé, parallèlement à ses résultats, son intention de tester son médicament très attendu dans le domaine de l'immuno-oncologie MK-3475 en association avec des médicaments développés par ses concurrents Pfizer, Amgen et Incyte.

Vers 15h15 GMT, le titre progressait de 1,85% à 34,50 dollars, alors que l'indice Dow Jones cédait 0,37%.

Selon Mark Schoenebaum, analyste chez ISI Group, la hausse du titre est essentiellement liée à l'annonce des nouveaux essais cliniques du MK-3475, dont la fonction est de trouver et de détruire les cellules cancéreuses.

Les analystes financiers du secteur estiment que ce traitement, s'il est approuvé, pourrait générer des milliards de dollars de chiffre d'affaires par an et fortement améliorer le traitement du mélanome et peut-être d'autres cancers.

Au quatrième trimestre, Merck a réalisé un bénéfice de 781 millions de dollars (576 millions d'euros), soit 26 cents par action, contre 908 millions (30 cents/action) un an auparavant

Son chiffre d'affaires a baissé de 4% à 11,32 milliards de dollars. Les analystes attendaient en moyenne un chiffre de 11,36 milliards de dollars selon Thomson Reuters I/B/E/S.

Sa prévision de bénéfice 2014 se situe dans le bas de la fourchette des estimations d'analystes. Merck prévoit un bénéfice par action (BPA) hors exceptionnels de 3,35 à 3,53 dollars, alors que le consensus ressortait à 3,48 dollars.

"Globalement, j'estime cet objectif 'correct' étant donné les craintes à Wall Street d'une grosse dérive", commente Mark Schoenebaum, tout en ajoutant que les investisseurs restent focalisés davantage sur les nouveaux médicaments à l'étude. (Ransdell Pierson, Véronique Tison et Juliette Rouillon pour le service français, édité par Marc Angrand)