Airbus Group économisera E815 mlns avec sa restructuration-CFDT

jeudi 30 janvier 2014 13h55
 

PARIS, 30 janvier (Reuters) - Airbus Group, ex-EADS, chiffre à 815 millions d'euros les économies récurrentes qu'il attend du plan de suppression de 5.804 emplois en Europe sur trois ans, a fait savoir jeudi la CFDT.

La plus grande part des économies sera réalisée dans l'activité spatiale, l'ex-Astrium, avec 574 millions d'euros prévus, et le solde dans la défense (ex-Cassidian), avec 241 millions d'euros, a précisé le syndicat, confirmant une information du site d'informations économiques latribune.fr.

Ces deux activités ont été regroupées le 1er janvier au sein d'une seule et même division, Airbus Defense & Space, qui récupère également Airbus Military, dans le cadre de la réorganisation du groupe, maison-mère d'Airbus.

Le groupe européen d'aérospatiale et de défense, qui publiera ses résultats annuels le 26 février, n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat.

L'annonce a été faite lors d'un comité de groupe européen qui s'est tenu lundi à Toulouse, a précisé à Reuters Didier Hacquar, coordinateur CFDT d'Airbus Group, précisant que 40% des réductions d'effectifs proviendraient des synergies liées au rapprochement d'Astrium et Cassidian.

En France L'activité spatiale connaîtra 309 suppressions de postes aux Mureaux (Yvelines), 213 à Saint-Médard-en-Jalles, près de Bordeaux (Gironde), 396 à Toulouse (Haute-Garonne), tandis que 411 postes répartis entre Astrium et Cassidian seront éliminés à Élancourt (Yvelines). Il faut également compter 109 "autres" postes et 253 postes au sein des fonctions "corporate", notamment à l'ex-siège du boulevard de Montmorency, à Paris.

L'ex-Astrium est touchée sur ses activités liées à a fusée Ariane, aux satellites et au missile stratégique M51.

"L'incompréhension est totale. On ne peut que s'étonner de la vision pessimiste et du manque d'ambition de la direction qui n'envisage qu'une activité à la baisse sur 2014/2018", dit la CFDT dans un communiqué publié jeudi.

Des postes seront également supprimés en Allemagne, en Espagne et au Royaume-Uni, selon le syndicat. (Cyril Altmeyer, édité par Jean-Michel Bélot)