RWE - Charge de dépréciations de E3,3 mds sur des centrales

mardi 28 janvier 2014 12h58
 

FRANCFORT, 28 janvier (Reuters) - RWE a inscrit sur ses comptes de 2013 une charge de dépréciation de 3,3 milliards d'euros, en raison d'une baisse des bénéfices de ses centrales thermiques.

"Dans l'ensemble de l'Europe, les centrales électriques alimentées par le charbon et le gaz subissent des pressions économiques de taille", a dit le président du directoire du groupe allemand, Peter Terium.

"En prenant acte de cette dépréciation, nous tenons compte des changements fondamentaux des conditions générales du marché européen de la production", a-t-il ajouté.

Affectés par des prix de gros qui n'ont jamais été aussi bas en Europe et par une forte progression des capacités renouvelables, les sociétés allemandes de services aux collectivités ("utilities") ont annoncé leur intention de démanter certaines de leurs capacités thermiques à base de charbon ou de gaz.

RWE a ainsi dit en 2012 qu'il supprimerait 3.100 mégawatts (MW) de capacités en Allemagne et aux Pays-Bas, soit 6% environ d'un total européen de 52.000 MW.

La deuxième compagnie d'électricité allemande, qui doit publier ses résultats de 2013 le 4 mars, a dit que la charge affecterait son résultat net de l'an passé.

Une porte-parole a sinon confirmé les objectifs 2013 d'un Ebitda de l'ordre de neuf milliards d'euros, d'un bénéfice d'exploitation d'environ 5,9 milliards d'un bénéfice net courant de quelque 2,4 milliards.

L'action RWE perd 1,44% à 26,65 euros à la mi-journée à la Bourse de Francfort.

Un porte-parole d'E.ON, le premier électricien allemand, a dit que celui-ci n'aurait pas à passer de charge de dépréciation pour le moment. (Christoph Steitz, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Véronique Tison)