Legrand, réapprécié par des brokers, monte en Bourse

vendredi 24 janvier 2014 11h53
 

PARIS, 24 janvier (Reuters) - Legrand est en tête des hausses des indices CAC 40 et SBF 120 vendredi matin à la Bourse de Paris, Credit Suisse et Natixis ayant relevé leurs recommandations sur l'action du fabricant de matériel électrique basse tension.

Credit Suisse est passé de "sous-performance" à "neutre" avec un objectif de cours porté de 38 à 40 euros.

Le broker souligne dans une note que Legrand a sous-performé l'indice sectoriel européen des biens d'équipements de plus de 15% au cours des six derniers mois, le cours de Bourse ayant intégré une faible dynamique de croissance organique attendue en 2014.

Toutefois, Credit Suisse estime que Legrand pourrait compenser cela en accélérant les acquisitions.

Il classe Legrand parmi "les meilleurs noms du secteur des biens d'équipement" qu'il couvre. La rentabilité du groupe reste forte et sa capacité à générer de la trésorerie une des meilleures du secteur, ajoute-t-il.

Natixis relève son conseil de "neutre" à "achat" avec un objectif de cours porté 40 à 45 euros, et estime que le titre devrait continuer à être réapprécié compte tenu de "la hausse régulière du ROCE" (retour sur capital employé).

"Le profil de risque du groupe est l'un des plus défensifs de notre couverture", ajoute dans une note Natixis, qui révise en hausse ses estimations de croissance organique sur la période 2014/2015, à +2,1% et +3,5% (contre +1,9% et +2,9%).

Natixis souligne que son nouvel objectif de cours implique un ratio de valorisation EV/Ebita de 14 en 2014 et de 13 en 2015 alors que le titre est traité sur la base d'un multiple moyen de 11,9 depuis 1992.

Comme Credit Suisse, Natixis estime que la croissance externe devrait se poursuivre et avoir un impact positif sur les résultats.

A 11h50, Legrand gagne 2,3% à 40,375 euros tandis que le CAC 40 recule de 0,96%. La valeur avait perdu plus de 4% au cours des quatre dernières séances après avoir grimpé de plus de 6% la semaine dernière, dopée par Barclays qui était passé à l'achat et avait fait du titre un de ses choix préférés du secteur. (Raoul Sachs, édité par Dominique Rodriguez)