Renault et Nissan veulent renforcer leurs synergies-Presse

vendredi 24 janvier 2014 07h31
 

TOKYO, 24 janvier (Reuters) - Renault et Nissan Motor envisagent de rapprocher davantage encore leurs activités de production et de recherche afin d'économiser plus de 400 milliards de yens (2,8 milliards d'euros) par an, rapporte vendredi le Nikkei.

Selon le quotidien financier japonais, l'alliance entre les deux constructeurs nommera dès avril un directeur commun de la production, avant de faire de même pour la R&D des deux groupes.

Cette nouvelle structure pourrait être adoptée à partir de 2015 dans l'usine que l'alliance se partage à Chennai, en Inde, poursuit le Nikkei, avant d'être élargie à plus de dix pays d'ici 2020.

Nissan a refusé de commenter ce qu'il a qualifié de spéculations sur l'avenir de l'alliance, qui célébrera cette année ses 15 ans d'existence. Une porte-parole de Renault a refusé de commenter l'article du journal et aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat auprès de l'alliance Renault-Nissan.

Cette dernière, fondée en 1999 et sur le point de prendre le contrôle du russe AvtoVAZ mi-2014, détiendrait ainsi en commun une cinquantaine d'usines à travers le monde, ajoute le Nikkei.

Renault-Nissan a réalisé un record de 2,69 milliards d'euros de synergies en 2012, en particulier sur les marchés émergents. Elles ressortent ainsi en augmentation de 54% par rapport au 1,75 milliard d'euros réalisés en 2011.

L'alliance a pour objectif quatre milliards d'euros de synergies à l'horizon 2016, et le journal économique japonais ne précise pas dans quelle mesure le montant qu'il évoque vendredi viendrait s'ajouter à cet objectif.

A ce jour, les secteurs achats, mécanique et ingénierie véhicules restent les principaux contributeurs d'économies, précise l'alliance dans un communiqué, ajoutant que les synergies devraient continuer de progresser et même accélérer dans les secteurs autres que l'ingénierie.

Les synergies proviennent de plus en plus des activités en Asie et des marchés émergents comme la Russie, où les deux partenaires produisent déjà ensemble dans les mêmes usines des véhicules et des organes mécaniques. (Chang-Ran Kim, Gilles Guillaume pour le service français, édité par Nicolas Delame)