Qantas avertit sur ses résultats et va supprimer 1.000 emplois

jeudi 5 décembre 2013 10h37
 

SYDNEY, 5 décembre (Reuters) - Qantas Airways a annoncé jeudi s'attendre à une perte courante avant impôt de 250 à 300 millions de dollars australiens (165 à 200 millions d'euros) au premier semestre de l'exercice en cours en raison d'une "détérioration" du marché.

La compagnie aérienne a ajouté que les perspectives restaient "volatiles" pour le deuxième semestre et prévoit un millier de suppressions de postes d'ici un an afin d'accélérer la réduction de ses coûts.

L'action Qantas a perdu jusqu'à 15% en séance à la Bourse de Sydney et cédait 11,2% en clôture, à 1,07 dollar.

Le groupe souffre entre autres de la guerre des prix en cours avec Virgin Australia Holdings.

"Les défis auxquels nous sommes désormais confrontés sont immenses", a déclaré le directeur général, Alan Joyce, dans un communiqué. "Depuis le début 2012, une distorsion sans précédent du marché intérieur australien s'est produite, avec la stratégie de Virgin Australia d'y devenir majoritaire, avec le soutien financier massif de ses actionnaires étatiques."

Virgin Australia compte à son tour de table la compagnie du Golfe Etihad, Singapore Airlines et Air New Zealand .

Alan Joyce a dit avoir demandé à plusieurs ministres d'agir en urgence pour mettre fin aux distorsions de concurrence qui, selon lui, avantagent Virgin Australia.

Il a expliqué qu'un soutien du gouvernement pourrait prendre la forme d'aides publiques ou d'avantages fiscaux mais aussi d'un encadrement des participations non-australiennes au capital de Virgin Australia.

Outre les suppressions de postes, le plan d'économies, qui vise à réduire les coûts de Qantas de deux milliards de dollars australiens sur trois ans, prévoit une baisse du salaire d'Alan Joyce et des autres administrateurs, un gel des salaires et la suppression des bonus pour les cadres dirigeants et une revue des contrats avec les 100 principaux fournisseurs du groupe. (Jane Wardell; Marc Angrand pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)