13 novembre 2013 / 10:03 / il y a 4 ans

LEAD 1-Carlsberg maintient ses prévisions malgré la Russie

* Bénéfice opérationnel du T3 de 3,43 mds de couronnes (consensus de 3,47 mds)

* C.A. inférieur aux attentes en raison de l'impact des effets de change

* Le titre progresse de plus de 2% (Actualisé avec contexte, cours de Bourse)

par Mette Fraende

COPENHAGUE, 13 novembre (Reuters) - Carlsberg a fait état d'une baisse conforme aux attentes de son résultat opérationnel du troisième trimestre, sous le coup d'un recul des ventes de bière en Europe de l'Est et d'effets de change négatifs en Asie.

Le quatrième brasseur mondial s'est, comme ses rivaux, développé dans les pays émergents pour compenser le ralentissement de ses ventes en Europe occidentale, mais le marché russe, un temps un relais de croissance important, a été pénalisé par les mesures gouvernementales visant à limiter la consommation d'alccol.

Le groupe danois a précisé que ses ventes avaient chuté de 21% en Europe de l'Est, soit beaucoup plus que le repli de 9,6% qui avait été anticipé tandis que les facturations en Asie, qui étaient attendues en hausse de 10%, sont restées stables.

Carlsberg a revu à la baisse sa prévision pour le marché de la bière en Russie, le voyant désormais se contracter de près de 10% contre une estimation précédente d'un repli de l'ordre de 5%.

Carlsberg a toutefois maintenu sa prévision d'un bénéfice d'exploitation ajusté de quelque 10 milliards de couronnes danoises (1,34 milliard d'euros) pour l'ensemble de 2013, contre 9,8 milliards en 2012.

De ce fait, le titre Carlsberg progressait vers 9h55 GMT de 2,28% à 561,00 couronnes à la Bourse de Copenhague, affichant l'une des plus fortes hausses de l'indice Euro Stoxx 600 . De son côté, l'indice regroupant les valeurs agro-alimentaires européennes était inchangé.

Sur les trois mois à fin septembre, le résultat opérationnel de Carlsberg a reculé de 4,75%, à 3,43 milliards de couronnes contre un consensus Reuters de 3,47 milliards. Sur les neuf premiers mois de l'année, ce bénéfice opérationnel ajusté s'établit à 7,53 milliards de couronnes.

Carlsberg doit donc dégager un résultat de 2,47 milliards sur les trois derniers mois de l'année pour atteindre son objectif. Au quatrième trimestre 2012, le bénéfice opérationnel ajusté était ressorti à 2,15 milliards de couronnes.

Le chiffre d'affaires sur les trois mois à fin septembre a baissé de 4,5%, à 17,97 milliards de couronnes, chiffre inférieur aux attentes.

L'ASIE, CHAMP DE BATAILLE DES BRASSEURS

Au vu du déclin du marché russe, où la vente d'alcool est désormais interdite après 23 heures, les grands brasseurs mondiaux se sont rués vers l'Asie pour augmenter leurs ventes, à l'instar des grands noms du luxe ou de l'automobile.

Avec le ralentissement de la croissance de la Chine, deuxième puissance économique mondiale, nombre d'investisseurs s'interrogent toutefois sur l'évolution future de la demande en Asie.

Jorgen Buhl Rasmussen, directeur général, a d'ailleurs déclaré que les rythmes de croissance en Asie allaient inévitablement décélérer.

Mardi, Carlsberg a nommé Christopher Warmoth, un ancien de chez Heinz, à la tête de sa division Asie. Sa mission sera de convaincre les consommateurs de la région de choisir les marques phares du groupe - Carlsberg et Tuborg - et de procéder à des acquisitions.

A la fin du mois d'octobre, Carlsberg Foundation, principal actionnaire de Carlsberg, a fait état de sa volonté de voir abrogée dans sa charte une règle l'obligeant à détenir au moins 25% du capital du brasseur, estimant que cela lui permettrait de mieux participer à la consolidation du secteur. (voir )

Au vu des ratios de valorisation retenus lors de récentes acquisitions dans la région - Heineken, troisième brasseur mondial, a payé un prix représentant 35 fois le bénéfice pour s'assurer du contrôle d'Asia Pacific Breweries - tout dévéloppement passant par de la croissance externe en Asie s'annonce coûteux.

Carlsberg est leader du marché de la bière dans des pays tels que le Nepal, le Laos et le Sri Lanka mais le brasseur danois est dominé par ses concurrents dans de plus grands pays.

La Chine, premier marché mondial de la bière en termes de volumes, est dominé par SABMiller, numéro deux mondial derrière Anheuser-Busch InBev.

Heineken est numéro un en Inde, en Malaise et en Indonésie. (Benoît Van Overstraeten pour le service français, édité par Marc Joanny)

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below