Richemont exclut de céder les marques sous-performantes

vendredi 8 novembre 2013 12h24
 

ZURICH, 8 novembre (Reuters) - Richemont a décidé de ne pas vendre les filiales sous-performantes, comme le maroquinier Lancel, notamment parce que la société suisse n'a pas réussi à obtenir un bon prix, décevant ainsi des analystes qui espéraient une solution rapide.

Le groupe de luxe a au contraire dit vendredi qu'il espérait redresser en l'espace de deux à trois ans les marques en mal de croissance, parmi lesquelles ont compte aussi Dunhill (confection masculine) et les stylos Montblanc.

Richemont a également annoncé une hausse de 9% des ventes sur six mois au 30 septembre, ce qui est conforme au consensus qui donnait 9,3%, croissance qui a accéléré à 12% en octobre, grâce à des ventes exceptionnelles de pièces de joaillerie très chères.

Les ventes dans la région Asie-Pacifique, qui ont représenté 40% environ du total semestriel du groupe de 5,32 milliards d'euros, ont augmenté de 4% à taux de change constant. La croissance des ventes en Europe et au Moyen-Orient, soit 38% du total, a ralenti à 10% contre 19% un an plus tôt

Le bénéfice net semestriel a augmenté de 10% à 1,185 milliard d'euros, dépassant un peu le consensus des analystes, grâce notamment à des opérations de couverture.

Le bénéfice d'exploitation de Montblanc a chuté de 55% et la marge s'est réduite de moitié à 6,7%, tandis Lancel et Dunhill ont subi une perte d'exploitation de 35 millions d'euros.

L'action, qui a gagné dans les 30% depuis le début de l'année, perd 1,7% à 91,40 francs à la mi-journée. Elle se traite à un PER de 17,7, conforme à celui de LVMH, contre 16,4 pour Swatch Group. (Silke Kolrowitz, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Benoit Van Overstraeten)