LEAD 1-Telefonica vend sa filiale tchèque pour E2,47 mds

mardi 5 novembre 2013 12h52
 

MADRID, 5 novembre (Reuters) - Telefonica a annoncé mardi la cession de sa filiale tchèque Telefónica CR pour 2,47 milliards d'euros, une opération qui lui permettra de réduire son endettement et de concentrer ses efforts sur l'Italie et le Brésil, deux marchés autrement plus importants pour l'opérateur télécoms espagnol.

Dans un communiqué, le groupe précise qu'il vendra une participation de contrôle 65,9% au groupe d'investissement PPF, détenu par l'homme d'affaires Petr Kellner. Il conservera toutefois, pendant quatre ans, une participation de 4,9%.

Telefonica recevra un paiement de 2,06 milliard d'euros en numéraire à la clôture de la transaction puis un versement supplémentaire de 404 millions couvrant la période de quatre ans durant laquelle il restera lié à son ex-filiale par une coopération industrielle et commerciale.

La filiale tchèque lui versera par ailleurs un dividende de 260 millions d'euros le 11 novembre.

L'opération permettra de réduire l'endettement de Telefonica de 2,685 milliards d'euros et aura un effet comptable négatif de 56 millions d'euros sur le bénéfice du troisième trimestre, ajoute-t-il.

La filiale tchèque ne contribuait qu'à hauteur de 3% au bénéfice du groupe espagnol, qui entend ramener son endettement sous les 47 milliards d'euros d'ici la fin de l'année.

Cette cession vient s'ajouter, pour Telefonica, à celle en cours de la filiale irlandaise 02 Ireland à Hutchison Whampoa .

Pour les analystes, le remaniement du portefeuille d'actifs du groupe espagnol pourrait libérer du capital pour mettre la main sur Telecom Italia ou sur sa filiale brésilienne Tim Brasil.

Telefonica est en train de monter au capital de Telco, la holding de contrôle de l'opérateur italien, en rachetant les parts de certains de ses actionnaires italiens.

"Cette transaction réduit l'endettement de Telefonica et lui donne de la souplesse pour participer au mouvement de consolidation au Brésil (une offre sur Tim Brasil) ou pour des investissements supplémentaires en Europe", écrit Robin Bienenstock, analyste chez Bernstein, dans une note à ses clients. (Julien Toyer, Véronique Tison pour le service français)