Bourse-Imerys au plus haut depuis fin 2007 après son T3

jeudi 31 octobre 2013 11h40
 

PARIS, 31 octobre (Reuters) - L'action Imerys renoue jeudi matin avec son niveau de novembre 2007 et figure parmi les plus fortes progressions de l'indice SBF 120 à la Bourse de Paris, le spécialiste des minéraux industriels ayant annoncé la veille une stabilisation de son activité au troisième trimestre.

A 11h36, le titre s'octroie 7,62% à 60,18 euros dans des volumes représentant 1,5 fois leur moyenne quotidienne des trois derniers mois sur NYSE Euronext. Au même instant le SBF 120 progresse de 0,31% dans des volumes équivalents à 72% de leur moyenne quotidienne habituelle.

Imerys a réalisé un chiffre d'affaires trimestriel de 925,6 millions d'euros, en baisse de 5,9% en données publiées mais en recul de seulement 0,4% à périmètre et change comparables. )

La société, qui fabrique des proppants en céramique - des petites billes pour la fracturation hydraulique - ou encore du talc pour le papier, a dégagé au troisième trimestre un résultat courant net de 234 millions d'euros, en baisse de 2,5%.

"Le groupe a réalisé une bonne performance opérationnelle au troisième trimestre, ramenant ainsi la marge d'Ebit sur neuf mois au niveau de celle de 2012, soit 13,1%, en dépit du début d'année difficile", observe dans une note Société générale.

Selon la nouvelle organisation opérationnelle du groupe mise en place en juillet, seule la branche Minéraux de haute résistance affiche encore une activité en baisse notable au troisième trimestre (-9,2% à périmètre et change constants), souligne le broker.

"Nous maintenons notre recommandation Conserver sur le titre. Imerys est un groupe de qualité qui a témoigné d'une bonne résistance en 2013 mais qui présente, selon nous, dans le contexte actuel une croissance limitée (faible potentiel de rebond)", estime l'intermédiaire.

Intégrant le phénomène actuel de l'euro fort, le groupe a également maintenu son objectif d'un résultat courant net proche de celui de 2012 (300,7 millions d'euros). (Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Dominique Rodriguez)