October 29, 2013 / 7:55 AM / in 4 years

LEAD 2-Lloyds pénalisé par une nouvelle charge exceptionnelle

3 MINUTES DE LECTURE

(Actualisé avec des précisions, cours de Bourse)

par Matt Scuffham

LONDRES, 29 octobre (Reuters) - Lloyds Banking Group a annoncé mardi avoir pratiquement doublé son bénéfice courant au troisième trimestre grâce à l'amélioration de ses marges et à la baisse de ses coûts mais son résultat net est une nouvelle fois amputé par la charge de l'indemnisation de clients lésés par certains produits d'assurance crédit.

Le groupe bancaire britannique, dont l'Etat détient un tiers du capital, a inscrit dans ses comptes une charge exceptionnelle de 750 millions de livres (876 millions d'euros) au titre de ces indemnisations, portant à plus de huit milliards le coût du scandale des "PPI" (payment protection insurance), un produit d'assurance crédit dont les conditions de vente sont contestées.

Lloyds explique dans son communiqué que le nombre de plaintes liées à ce dossier diminue plus lentement qu'attendu et que le taux de réponse aux propositions d'indemnisation adressées aux clients concernés est supérieur aux prévisions.

A la Bourse de Londres, l'action cède 1,85% à 78,15 pence vers 13h00 GMT en réaction à cette mauvaise surprise. Des traders évoquent également des prises de bénéfice alors que le titre s'est rapproché la semaine dernière d'un plus haut en quatre ans.

Retour Du Dividende en 2014 ?

Le groupe a réalisé sur la période juillet-septembre un bénéfice courant de 1,52 milliard de livres (1,78 milliard d'euros), contre 831 millions un an auparavant, un résultat conforme à la moyenne des estimations d'analystes recueillies par Reuters.

Hors provisions pour litiges, le bénéfice est en hausse de 83%, laissant espérer la reprise du versement de dividendes et une sortie accélérée de la tutelle de l'Etat.

La banque, aujourd'hui classée numéro quatre en Europe, devrait présenter sa politique de dividende en février, en même temps que ses résultats 2013, après des négociations avec les autorités de régulation.

George Culmer, le directeur financier, a précisé avoir entamé ces discussions sur de bonnes bases. "En matière de capital, nous avons une position plus forte que certains de nos concurrents qui versent des dividendes, nous espérons donc aboutir au bon résultat", a-t-il dit.

"La banque a renoué avec la profitabilité, nous sommes redevenus une entreprise normale", a affirmé de son côté le directeur général Antonio Horta-Osorio, en ajoutant que Lloyds serait à l'avenir une valeur à fort dividende.

Le cours de Bourse de Lloyds a plus que doublé sur l'année écoulée, permettant au gouvernement de commencer à se décharger des actions acquises en 2008 lors d'un sauvetage qui avait alors coûté 20,5 milliards de livres au contribuable britannique.

Une tranche de 6% a d'ores et déjà été cédée en septembre et Antonio Horta-Osorio a dit s'attendre à une autre cession importante l'an prochain, qui selon lui devrait être ouverte également aux investisseurs particuliers. (Avec la contribution de Sinead Cruise, Marc Angrand et Véronique Tison pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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