October 25, 2013 / 6:41 AM / 4 years ago

LEAD 2-Schneider abaisse ses objectifs 2013 à cause des changes

5 MINUTES DE LECTURE

* Effet de change négatif revu en hausse à E800-900 mlns en 2013

* Croissance organique attendue stable à limitée, CA +0,7% au T3

* Pas de rebond des devises émergentes en 2014-dir fin

* Le groupe augmentera ses prix et ses effectifs dans les pays concernés (Actualisé avec téléconférence, commentaire et cours)

par Gilles Guillaume et Natalie Huet

PARIS, 25 octobre (Reuters) - Schneider Electric a revu à la baisse vendredi ses objectifs 2013 en raison d'un alourdissement des effets de change négatifs et à la suite d'une nouvelle stagnation de son chiffre d'affaires au troisième trimestre, faute de rebond en Europe.

Le numéro un mondial des équipements électriques basse et moyenne tension table désormais sur une croissance organique stable à limitée de son chiffre d'affaires sur l'année, alors qu'il l'attendait jusqu'à présent modérée à un chiffre.

Schneider a ajouté qu'il visait toujours une marge d'Ebita ajusté stable à légèrement en hausse en 2013, mais en précisant que cet objectif s'entendait maintenant à périmètre et change constants.

La baisse de nombreuses devises des pays émergents - du peso argentin à la livre turque - face à l'euro a conduit Schneider a estimer à 800-900 millions d'euros l'impact négatif des changes sur son chiffre d'affaires annuel, contre un montant de 600 millions attendu jusqu'à présent.

Sur la marge, ressortie à 14,7% en 2012, l'impact négatif pourrait aller de 30 à 50 points de base en 2013.

"Je n'ai pas de boule de cristal (...) mais nous ne sommes pas en position de tabler sur une hausse de ces devises ou une récupération de ces devises sur l'année 2014", a déclaré le directeur financier Emmanuel Babeau lors d'un entretien téléphonique avec Reuters.

Pour faire face à cette dégradation, le groupe, qui réalise 25% de son chiffre d'affaires en euro, 40% en dollar et en yuan et le reste (35%) dans les autres devises, augmentera l'an prochain ses tarifs dans les pays à monnaies faibles, ainsi que ses effectifs.

"(Nous allons aussi) continuer à mettre davantage de coûts dans ces pays à devise faible pour, lorsque ce genre d'événement se passe, avoir un amortisseur naturel", a indiqué Emmanuel Babeau. "C'est ce que nous avons appelé le rééquilibrage, c'est continuer à mettre dans les émergents, qui au fond sont les pays qui contribuent le plus à la croissance, de plus en plus de nos coûts, de nos équipes, de nos structures."

Schneider employait près de 140.000 personnes dans le monde à la fin 2012, dont un tiers seulement en Europe de l'Ouest.

Pas Encore De Point Bas en France

Vers 10h30, l'action perd 3,6% à 61 euros, réduisant ainsi à 11% ses gains depuis le début de l'année après un gain de près de 35% sur l'ensemble de 2012.

"La publication des ventes du troisième trimestre s'est révélée décevante", commente la Société générale dans une note de recherche. "Du point de vue géographique, la principale déception vient d'Europe de l'Ouest, où aucun signe d'amélioration n'est encore visible."

Le chiffre d'affaires de Schneider a stagné sur la période (+0,7% en données organiques) à 5,9 milliards d'euros. Cette faible croissance traduit un nouveau ralentissement alors qu'elle avait atteint 2,6% au 2e trimestre, contre -2,7% au premier.

La vigueur de la demande en Chine (construction et infrastructures) et en Amérique du Nord (bâtiment résidentiel) a compensé la faiblesse de l'Europe de l'Ouest, où la stabilisation entrevue cet été pour la fin de l'année se fait toujours attendre.

"En France, cela va prendre un certain temps avant que nous touchions le creux de la vague", a indiqué le président du directoire, Jean-Pascal Tricoire, au cours d'une téléconférence avec les analystes.

Schneider, historiquement très actif en matière de M&A, a vu son offre d'achat d'Invensys pour 3,85 milliards d'euros approuvée au début du mois par les actionnaires du groupe britannique d'ingénierie. L'opération aura un impact sur les résultats du groupe à partir de 2013, ou bien de 2014, en fonction du moment où les autorités de la concurrence donneront leur feu vert.

"Nous savions qu'il y avait quelques grandes acquisitions sur notre plan d'exécution stratégique, que nous avons faites", a ajouté Jean-Pascal Tricoire. "Ce que nous disons maintenant, c'est que nous voulons consacrer notre attention et nos forces à intégrer ce que nous avons."

Le communiqué :

link.reuters.com/pen24v (Edité par Benjamin Mallet)

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