Iberia sera bénéficiaire en 2014 - IAG

mardi 22 octobre 2013 17h17
 

LONDRES, 22 octobre (Reuters) - La compagnie aérienne espagnole Iberia renouera avec le bénéfice en 2014, après quatre années dans le rouge, a déclaré mardi le directeur général de la société-mère International Airlines Group.

Iberia est devenue déficitaire sur l'ensemble de ses marchés à la suite de sa fusion avec British Airways en 2011. Elle a subi l'impact de la concurrence des compagnies low-cost et des trains à grande vitesse, des conflits sociaux et d'une récession qui a mis au chômage le quart des Espagnols.

IAG a consacré quelque 700 millions d'euros à restructurer Iberia qui est parvenue à réduire ses pertes sur la période de trois mois à fin juin, ce qu'elle n'avait plus fait depuis près de trois ans.

"Iberia subissait une crise d'ampleur mais elle bien partie sur la voie de la reprise et elle sera rentable l'an prochain, comme le sont déjà British Airways et Vueling", a déclaré Willie Walsh lors d'une conférence.

IAG, numéro trois européen du transport aérien par la capitalisation, est propriétaire d'Iberia, de BA et de Vueling, une compagnie à bas coûts basée à Barcelone acquise cette année.

"Iberia est encore déficitaire mais nous rétablirons sa profitabilité l'an prochain", a ajouté Willie Walsh, sans préciser à quel type de bénéfice il faisait référence.

IAG a supprimé 1.700 emplois chez Iberia et compte porter les réductions d'effectifs à 3.000 d'ici 2014 dans le cadre d'un plan de recentrage sur les lignes internationales jugées susceptibles de redevenir rentables.

Bon nombre de grandes compagnies aériennes telles que BA ont taillé dans leurs effectifs et remisé leurs projets de croissance face à la hausse des prix du kérosène et à la concurrence sans merci de compagnies budget.

Il en est de même de Lufthansa dont les charges de restructuration l'ont amené à dévoiler mardi une prévision de bénéfice d'exploitation annuel inférieure aux attentes. (voir )

Willie Walsh a également déclaré qu'IAG étudierait un éventuel recours en justice à propos du renflouement de la compagnie aérienne italienne Alitalia, équivalent à une aide publique prohibée par le droit européen, selon lui.

Alitalia, au bord de la faillite, a obtenu un sursis ce mois-ci avec le vote par les membres de son conseil d'administration- dont Air France-KLM, premier actionnaire à hauteur de 25% - en faveur d'un plan de sauvetage de 500 millions d'euros. (Rhys Jones, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Véronique Tison)