RWE pourrait supprimer plus de postes que prévu - Pdt

dimanche 22 septembre 2013 15h33
 

FRANCFORT, 22 septembre (Reuters) - Le groupe de services collectifs RWE pourrait devoir suppprimer plus de postes que prévu et vendre des actifs afin de réduire ses coûts pour faire face à une demande d'électricité mitigée dans une conjoncture européenne toujours déprimée, déclare le président du directoire de l'entreprise allemande.

"Nous devrons faire avec moins de salariés à l'avenir", dit Peter Terium, dans le cadre d'un entretien publié samedi par le journal Die Welt.

Ces déclarations interviennent quelques jours après que le numéro deux du secteur en Allemagne a dit jeudi après la clôture de la Bourse de Francfort qu'il verserait cette année deux fois moins de dividende que prévu en raison de perspectives mitigées en termes de bénéfices des activités de production d'électricité. (voir )

Le titre avait perdu près de 4% vendredi à la suite des annonces sur le dividende et, depuis le début de l'année, l'action RWE est en recul de quelque 21% alors que l'indice regroupant les "utilities" européennes affiche une hausse d'environ 6% sur la période.

En plus de conditions de marché difficile, RWE est contraint de revoir l'ensemble de sa stratégie après la décision du gouvernement allemand d'abandonner l'énergie nucléaire d'ici 2022.

Selon le magazine Wirtschaftswoche, le groupe basé à Essen envisage de céder des centrales à charbon non rentables à des investisseurs financiers en vue de réduire un endettement de quelque 33 milliards d'euros.

"Les dividendes doivent être gagnés et financés de manière durable. Si l'entreprise fait sa part de sacrifices via des cessions, des baisses de dépenses et des réductions de coûts, si les salariés supportent également un part importante des difficultés, alors le capital doit également contribuer", déclare Peter Terium, au sujet de la décision sur le dividende.

Le président du directoire a souligné qu'il n'était pas en mesure de dire combien de postes seraient au bout du compte supprimés.

Des sources du secteur ont déclaré cette semaine que RWE envisageait de supprimer 3.000 postes ainsi qu'un gel des salaires sur trois ans dans le cadre d'un plan connu sous le nom de "Neo".

RWE a dit vendredi qu'il présenterait ses prévisions 2014 le 14 novembre, en même temps que ses résultats trimestriels, ce qui lui donnera, selon les analystes, l'occasion d'annoncer les nouvelles économies évoquées par Peter Terium. (Maria Sheahan, Benoit Van Overstraeten pour le service français)