20 juin 2013 / 23:05 / il y a 4 ans

LEAD 1-Oracle déçoit avec ses résultats et passe au NYSE

* Croissance limitée à 1% des ventes de logiciels au T4

* Chiffre d'affaires de $10,9 mds, également sous le consensus

* Le titre chute de 8% en après-Bourse

* Oracle quittera en juillet le Nasdaq pour le NYSE

* (actualisé avec précisions et transfert du Nasdaq au NYSE)

par Noel Randewich et Jim Finkle

SAN FRANCISCO, 20 juin (Reuters) - Le géant américain des logiciels Oracle a publié jeudi des résultats inférieurs aux attentes pour le deuxième trimestre consécutif, faisant douter de sa capacité à rebondir face à de jeunes concurrents agressifs.

Dans les transactions hors séance, le titre chutait de plus de 8% en réaction aux résultats publiés à la clôture de Wall Street.

Le groupe californien a annoncé une petite hausse de 1% de ses ventes de logiciels et des abonnements à ses produits sur internet au cours de son quatrième trimestre clos fin mai, à quatre milliards de dollars, un chiffre au bas de sa propre fourchette de prévisions puisqu'il tablait sur une croissance comprise entre 1 et 11%.

Selon Daniel Ives, analyste chez FBR Capital, le consensus du marché était autour de 4,2 milliards de dollars.

Oracle a imputé ce mauvais résultat à des ventes décevantes en Asie et en Amérique latine et il a dit prévoir pour le trimestre en cours une croissance comprise entre zéro et 8%.

Le numéro trois mondial des logiciels, confronté à la concurrence de Salesforce.com et d'autres spécialistes de l'informatique dématérialisée (cloud computing), a annoncé par ailleurs son intention de quitter le Nasdaq pour le New York Stock Exchange en juillet, un coup dur pour le marché des valeurs de croissance dont il était l'un des poids lourds.

Le conseil d'administration, cité dans le communiqué de résultats, a expliqué sans autre précision avoir pris cette décision dans l'intérêt des actionnaires.

Avec sa capitalisation de 160,6 milliards de dollars (121 milliards d'euros), Oracle représente le plus gros transfert dans l'histoire du NYSE, qui avait tenté sans succès l'an dernier d'attirer Facebook pour ses débuts en Bourse puis avait vu Kraft Foods opter à son tour pour le Nasdaq.

"VRAIMENT MAUVAIS"

Le chiffre d'affaires global est resté stable à 10,9 milliards de dollars sur la période mars-mai, un chiffre là encore inférieur au consensus qui était de 11,12 milliards selon le consensus Thomson Reuters I/B/E/S.

Le bénéfice net a progressé de 10% à 3,8 milliards de dollars, soit un bénéfice par action de 80 cents (87 cents après ajustement), et le groupe a annoncé un doublement de son dividende trimestriel, à 12 cents.

Le chiffre d'affaires de la division "hardware", issue de l'acquisition en 2010 de Sun Microsystems pour 5,6 milliards de dollars, a baissé de 13% à 849 millions.

Oracle avait prévu un repli compris entre 12 et 22%. Le chiffre d'affaires de cette division de matériels s'est contracté lors de chaque trimestre depuis l'acquisition, mais Larry Ellison, le directeur général d'Oracle, avait dit en décembre qu'il espérait une croissance à partir du trimestre clos en mai.

Mais ce sont les ventes de licences, synonymes de fortes marges et de rentrées financières durables, qui ont comme chaque fois retenu l'attention des investisseurs.

"La croissance organique ralentit et le groupe est sous pression. Ils sont à la traîne avec le cloud et ont du mal à rattraper leur retard", dit Mark Moerdler, analyste chez Bernstein. Le doublement du dividende est un message destiné à rassurer les investisseurs sur la capacité du groupe à générer du cash, ajoute-t-il.

Lors d'une conférence téléphonique avec les analystes, Larry Ellison a assuré que les mauvaises performances du trimestre écoulé étaient dues "uniquement aux conditions économiques, pas à un problème de produit ou de concurrence."

Dans les transactions hors séance, l'action chutait de plus de 8% à 30,46 dollars après une clôture à 33,21 sur le Nasdaq, en baisse de 2,58% sur la séance.

"C'est vraiment mauvais", conclut Kim Forrest, analyste chez Fort Pitt Capital Group. "Les cours en après-Bourse ne reflètent pas toujours ce que sera la performance boursière du lendemain mais cela donne une idée de la frustration des actionnaires." (Noel Randewich, Véronique Tison pour le service français)

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