Bourse-Pernod Ricard en nette hausse, UBS à l'achat

mardi 12 février 2013 12h01
 

PARIS, 12 février (Reuters) - Le titre Pernod Ricard évolue en nette hausse mardi à la Bourse de Paris, soutenu par une note d'UBS qui a relevé sa recommandation sur la valeur deux jours avant la publication des résultats semestriels du groupe de vins et spiritueux.

Vers 12h00, l'action prenait 1,8% à 91,95 euros, signant la deuxième plus forte hausse du CAC 40 (+0,5%) derrière L'Oréal (+4,35%).

Dans une note, UBS a indiqué être passé à l'achat sur la valeur, contre un conseil à neutre auparavant et a fixé un objectif de cours de 100 euros.

Le broker souligne que Pernod Ricard offre les meilleures perspectives de son secteur à moyen terme. Il s'attend à ce que le groupe enregistre une croissance organique des ventes de 8% et une hausse de 1,1% de son résultat opérationnel en 2015.

UBS prévient toutefois que les prévisions à court terme seront plus difficiles. Selon le broker, les ventes organiques de Pernod Ricard pour le premier semestre de l'exercice 2012-2013 devraient être faibles, compte tenu d'un contexte plus difficile en Chine avec le calendrier du nouvel an et la transition gouvernementale et d'une conjoncture très défavorable en France.

Il table ainsi sur une croissance organique des ventes de 2,1% et sur un résultat opérationnel (Ebit) en hausse de 1,2% à données comparables pour le premier semestre.

Toutefois, UBS ne s'attend pas à ce que la direction de Pernod Ricard modifie ses objectifs annuels qui prévoient une croissance du résultat opérationnel proche de 6% en données comparables.

Le broker a néanmoins abaissé ses propres estimations et s'attend désormais pour 2013 à un résultat opérationnel en hausse de 7,7% et à une croissance organique des ventes de 5,5%, malgré une reprise en Chine attendue à partir du mois de mars.

Pernod Ricard doit publier ses résultats semestriels jeudi 14 février en avant Bourse.

A la Bourse de Paris, le titre progresse depuis le début de l'année de 5%, faisant ressortir une capitalisation boursière de 24,4 milliards d'euros. (Blandine Hénault, édité par Jean-Michel Bélot)