Bourse-Air France-KLM toujours dopé par ses bons résultats du T3

vendredi 2 novembre 2012 10h44
 

PARIS, 2 novembre (Reuters) - Le titre Air France-KLM évolue vendredi à un plus haut de plus d'un an, plusieurs analystes ayant revu à la hausse leur opinion sur la valeur après la publication de résultats meilleurs que prévu au troisième trimestre.

Vers 10h30, l'action gagnait 4,67% à 6,769 euros, évoluant à des plus hauts depuis début septembre 2011 et signant de loin la plus forte hausse du SBF 120 (-0,13%). Le titre gagne plus de 70% depuis début janvier.

Depuis l'annonce des résultats trimestriels mercredi, la valeur a grimpé de 14% pour regagner 215 millions d'euros de capitalisation boursière. Le transporteur est valorisé désormais en Bourse à plus de deux milliards d'euros.

Au troisième trimestre, Air France-KLM a amélioré son bénéfice d'exploitation de 27,5% à 506 millions d'euros, notamment grâce à une progression de ses charges de personnel limitée à 1,2%, un effet direct des premières mesures prises dans le cadre du plan "Transform 2015". (voir )

Ces annonces ont provoqué un retour en grâce de la valeur auprès des analystes. Vendredi, UBS a relevé son objectif de cours de 9 à 9,8 euros sur le titre en confirmant sa recommandation à l'achat.

La veille, Société générale a dit tabler sur un cours à 6,6 euros contre un précédent objectif de 4,4 euros avec un conseil à "conserver".

Deutsche Bank a aussi maintenu sa recommandation à "conserver" sur la valeur et a relevé son objectif de cours de 5 à 6,5 euros.

Dans une note publiée jeudi, Morgan Stanley a jugé que la finalisation de la restructuration permettrait à la compagnie aérienne de revenir à un niveau de marge de l'ordre de 4%, ce qui signifie, sur la base d'un baril de pétrole à 115 dollars, une valorisation DCF (discounted cash flows) de 8,1 euros par titre.

Le broker a toutefois averti qu'en cas d'échec de la restructuration en cours le titre pourrait tomber à 0,8 euro, soulignant que cela déclencherait probablement une intervention de l'Etat compte tenu de la dimension politique du dossier. (Blandine Hénault, édité par Jean-Michel Bélot)