PSA prêt à négocier le plan social d'Aulnay et Rennes-Syndicats

jeudi 25 octobre 2012 11h18
 

PARIS, 25 octobre (Reuters) - PSA Peugeot Citroën a accepté jeudi de négocier l'ensemble du plan social annoncé à Aulnay et Rennes, y compris les conditions de mobilité intersites que la direction voulait mettre en place rapidement, ont annoncé trois syndicats.

"La direction est d'accord pour ouvrir des négociations sur l'ensemble du volet social", a annoncé Tanja Sussest, représentante du syndicat SIA à l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), en marge du Comité central d'entreprise (CCE) qui s'est ouvert au siège parisien du groupe.

PSA a engagé un plan d'économies prévoyant 8.000 nouvelles suppressions d'emplois en France, dont 3.000 à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et 1.400 à Rennes (Ille-et-Vilaine).

La moitié des salariés d'Aulnay doivent être reclassés sur le site voisin de Poissy (Yvelines), et 400 salariés de Rennes faire l'objet d'une mobilité interne au groupe. PSA avait inscrit à l'ordre du jour du CCE le lancement "à titre provisoire" de ces mesures de transfert entre sites.

"La direction de Peugeot voulait ce matin faire passer en force une partie de son plan en imposant les mutations internes", a expliqué Jean-Pierre Mercier, représentant CGT de PSA Aulnay. "Elle cherchait ainsi à vider l'usine (d'Aulnay) le plus vite possible. C'est un premier succès", a-t-il estimé à propos de l'élargissement du champ des négociations.

Selon les syndicats, les conditions de départ des salariés sur Poissy ou d'autres sites du groupe devront désormais faire l'objet de négociations préalables. Un calendrier de discussions sera mis en place sur l'ensemble des mesures d'accompagnement - formations, indemnisations - destinées à ceux qui refusent d'être transférés et à tous les autres salariés concernés par la réduction de la capacité de Rennes ou par la fermeture du site d'Aulnay.

"Le processus de mobilité va s'en trouver un peu ralenti", a estimé Franck Don, représentant CFTC. "Cela nous permet aussi de rester en position de force."

Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat auprès du constructeur automobile.

La restructuration de PSA fera l'objet d'une réunion tripartite entre la direction, le gouvernement et les syndicats jeudi après-midi à Bercy. Dans le quotidien Ls Echos, Philippe Varin, président du directoire de PSA, souligne qu'il s'agit d'"une réunion, et pas (d')une négociation".

* voir aussi : Sous tutelle de l'Etat, PSA perd des marges de manoeuvre L'Etat aide PSA et siégera au conseil de surveillance (Gilles Guillaume, avec Chine Labbé et Laurence Frost, édité par Jean-Michel Bélot)