24 octobre 2012 / 09:08 / il y a 5 ans

LEAD 2-STMicroelectronics dément tout projet de scission

* STMicro dément des informations de presse sur une scission

* Nouveau plan d'économies de $150 mlns d'ici fin 2013

* ST-Ericsson à la recherche de partenaires, pas de vente à l'étude

* Le titre est la plus forte hausse du CAC 40 (Actualisé avec interview de Didier Lamouche)

par Gwénaëlle Barzic

PARIS, 24 octobre (Reuters) - STMicroelectronics n'a pas l'intention de scinder ses activités dans le cadre du plan stratégique qu'il doit présenter en décembre, a déclaré mercredi son président Carlo Bozotti.

Au lendemain de la publication de ses résultats du troisième trimestre, le fabricant européen de semi-conducteurs n'a pas souhaité dévoiler le contenu de ce plan qui portera sur la vision, la stratégie et la structure de la société.

Carlo Bozotti a cependant démenti des informations de presse évoquant une possible scission entre ses activités numériques et analogiques.

"ST va rester un groupe unifié. Nous n'avons pas l'intention de scinder la société", a-t-il déclaré lors d'une conférence téléphonique avec des journalistes.

A 15h28, le titre évolue en hausse de 4,11% à 4,842 euros, plus forte hausse de l'indice CAC 40, qui prend 0,75% dans le même temps.

Des analystes évoquent des résultats du troisième trimestre légèrement inférieurs aux attentes mais une prévision pour le quatrième trimestre plus optimiste que celles déjà annoncées par ses concurrents.

STMicroelectronics, qui fabrique des puces pour l'automobile, les ordinateurs ou encore les téléphones, a dit anticiper une stabilité de son chiffre d'affaires pour les trois derniers m ois de l'année dans un environnement qu'il décrit comme difficile.

Le groupe a également annoncé un nouveau plan d'économies de 150 millions de dollars (116 millions d'euros) à horizon fin 2013 qui pourrait affecter jusqu'à 500 postes en incluant les sous-traitants et le non-remplacement des départs dans l'entreprise.

Ce plan vient s'ajouter au programme de restructuration annoncé en avril au sein de sa coentreprise en difficulté ST-Ericsson, qui prévoit notamment le transfert de certaines de ses activités à STMicroelectronics. (voir et )

La société, détenue à parité avec le suédois Ericsson , a enregistré une nouvelle perte opérationnelle ajustée de 148 millions de dollars au troisième trimestre, qui a toutefois été divisée par deux par rapport aux trois premiers mois de 2012 (297 millions).

"Nous avons eu sept trimestres de dégradation consécutive jusqu'au premier trimestre 2012 et depuis le deuxième trimestre, la tendance est inversée et nous continuerons dans ce sens", a déclaré le dirigeant de la JV, Didier Lamouche, lors d'un entretien à Reuters.

ST-ERICSSON TOUJOURS À LA RECHERCHE DE PARTENAIRES

Il a précisé que les 1.700 suppressions d'emplois programmées dans l'entreprise, dont une partie via la réintégration d'effectifs au sein de STMicroelectronics, avaient été accomplies aux deux tiers.

Les deux actionnaires de la JV ont annoncé début octobre avoir mandaté un conseil extérieur en vue d'étudier différentes options stratégiques.

L'objectif est de trouver des partenaires en vue de partager les coûts de recherche et développement de la société qui atteignent entre 800 et 900 millions, a indiqué Didier Lamouche, qui a en revanche écarté le scénario d'une vente.

"On ne peut pas développer tout seul tous les composants dont on a besoin pour être compétitif et fournir à nos clients leurs dernières technologies de smartphones", a-t-il expliqué.

ST-Ericsson a annoncé fin avril un premier accord avec sa maison mère STMicro pour son activité de processeurs et s'est mis en quête de partenaires pour les autres pans de son activité, dont sa division modems.

"Nous avons commencé à le faire seul et à un moment donné, nous nous sommes dit qu'il fallait explorer le marché de manière un peu plus systématique. C'est la raison pour laquelle nous avons pris une banque, et nos actionnaires nous ont aidés à prendre une banque, pour explorer le marché et trouver les partenariats", a-t-il dit.

"Une banque peut être aussi amenée parfois à être engagée pour vendre la société. Ce n'est pas le cas aujourd'hui, c'est pour rechercher des partenaires", a-il poursuivi.

Plusieurs scénarios de partenariat sont envisageables, a expliqué le dirigeant, évoquant notamment des licences de technologie, des codéveloppements de produits ou des partenariats capitalistiques.

Des discussions sont en cours, a indiqué Didier Lamouche, qui n'a pas souhaité préciser si elles pourraient aboutir prochainement.

Voir aussi :

* STMicro-CA en légère hausse mais moindre qu'attendu (Avec Alexandre Boksenbaum-Granier et Nicolas Delame, édité par Dominique Rodriguez)

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