Volvo voit des marchés stagnants en 2013, après un T3 en baisse

mercredi 24 octobre 2012 08h54
 

STOCKHOLM, 24 octobre (Reuters) - Volvo, deuxième constructeur mondial de poids lourds, annonce mercredi qu'il n'anticipe aucune croissance l'an prochain sur ses deux principaux marchés, après une baisse plus forte que prévu de ses résultats du troisième trimestre.

La faiblesse de la demande en Europe et aux Etats-Unis incite le groupe depuis quelques mois a limiter sa production.

"Au cours du troisième trimestre, les ventes de Volvo Group ont été affectées par la baisse de la demande, qui est devenue de plus en plus évidente partout dans le monde", a déclaré son directeur général Olof Persson dans un communiqué.

Le résultat opérationnel de Volvo est tombé à 2,9 milliards de couronnes suédoises (336,1 millions d'euros) contre 5,8 milliards il y a un an, un chiffre en net retrait par rapport au consensus Reuters de 4,5 milliards de couronnes.

Pour 2013, Volvo s'attend à des marchés européen et nord-américain à peu près au même niveau que celui de cette année, avec notamment une demande faible aux Etats-Unis en début d'année.

Au Brésil, où des mesures d'incitation du gouvernement ont récemment commencé à doper la demande, le marché devrait atteindre environ 95.000 poids lourds l'an prochain.

Pour 2012, Volvo a maintenu ses perspectives sur tous ses marchés, ce qui implique une contraction de l'ensemble du secteur d'environ 5% en Europe et une croissance tout juste au-dessus de 15% en Amérique du Nord.

Volvo, qui fabrique des poids lourds sous les marques Renault, Mack, UD Trucks et Eicher, ainsi que sous son propre nom, a précisé que les prises de commandes du troisième trimestre ont chuté de 25% par rapport à la même période de l'an dernier, alors que le marché attendait une baisse de 17%.

Les résultats du troisième trimestre ont également été affectés par des charges de 1,06 milliard de couronnes pour restructuration de sa filiale UD Trucks et par un ajustement des réserves destinées à couvrir des garanties. Les analystes attendaient environ 537 millions de couronnes d'éléments exceptionnels. (Niklas Pollard and Helena Soderpalm, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)