La fusion PSA-Opel pas l'objet de la rencontre Ayrault-Varin

mardi 16 octobre 2012 19h54
 

PARIS, 16 octobre (Reuters) - Une éventuelle fusion de Peugeot Citroën et Opel, la filiale européenne de General Motors, n'était pas à l'ordre du jour de l'entretien mardi entre le patron de PSA Philippe Varin et le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, déclare-t-on à Matignon.

Les deux groupes réfléchissent à une fusion de leurs activités européennes dans le cadre d'un renforcement de l'alliance annoncée en février, ont indiqué vendredi dernier des sources au fait du dossier, confirmant une information de La Tribune.

Philippe Varin avait déjà rencontré des conseillers du Premier ministre lundi soir, alimentant les spéculations sur une annonce imminente.

Depuis l'annonce en février d'une alliance stratégique entre PSA et GM, la question d'un partage de production entre les deux groupes en Europe fait l'objet de rumeurs récurrentes.

PSA a déclaré à plusieurs reprises qu'il communiquerait d'ici la fin du mois sur l'avancement de son alliance avec GM.

Une fusion entre PSA et Opel permettrait d'importantes économies d'échelle, mais constituerait aussi un sujet explosif sur le terrain politique et social.

General Motors perd de l'argent en Europe depuis 12 ans, et a prévenu qu'Opel resterait déficitaire pendant deux années encore.

PSA, tombé dans le rouge au premier semestre à cause de la chute des ventes de voitures en Europe, a toujours assuré qu'Opel et lui-même devaient redresser leur situation financière chacun de son côté, indépendamment de l'alliance forgée au début de l'année.

PSA a déjà provoqué un choc dans l'opinion et la classe politique en annonçant en juillet 8.000 nouvelles suppressions d'emplois en France et la fermeture de son usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) en 2014. (Julien Ponthus, édité par Sophie Louet)