October 15, 2012 / 1:17 PM / 5 years ago

LEAD 2-Citigroup-Le bénéfice du T3 plombé par une provision

4 MINUTES DE LECTURE

* Bénéfice net de $468 millions contre 3,77 mds au T3 2011

* BPA ajusté de 1,06 dollar, supérieur au consensus

* L'action en nette hausse à Wall Street

par David Henry

NEW YORK, 15 octobre (Reuters) - Citigroup a publié lundi un bénéfice trimestriel divisé par huit en un an, conséquence d'une charge de dépréciation de 4,7 milliards de dollars liée à la cession de sa participation dans la société de courtage Morgan Stanley Smith Barney.

Pour le reste toutefois, les performances de la banque américaine ont rebondi tant dans le produit des prêts immobiliers que dans les activités de marché et, après ajustement, le résultat par action dépasse le consensus.

Sous le coup de la provision, le bénéfice net a reculé à 468 millions de dollars (361 millions d'euros), soit 15 cents par action, contre 3,77 milliards (1,23 dollar/action) un an plus tôt.

Hors provision et éléments comptables, le résultat ajusté atteint 3,27 milliards de dollars (1,06 cent/action) contre 2,57 milliards (84 cents/action) au troisième trimestre 2011. Le bénéfice par action ajusté dépasse ainsi de 10 cents le consensus ThomsonReuters I/B/E/S.

La marge nette d'intérêts - la différence entre les intérêts des prêts et ceux rémunérant les dépôts - a progressé à 2,86% contre 2,83% un an plus tôt.

JPMorgan Chase et Wells Fargo, qui ont publié leurs résultats vendredi, ont au contraire vu leurs se contracter légèrement. (voir: et )

Wall Street a fait bon accueil aux résultats de Citigroup. Le titre, qui reste sur une progression de 27% depuis la fin juin, s'adjugeait 4,89% à 36,45 dollars vers 16h00 GMT alors que l'indice Dow Jones progressait de 0,42%.

BAISSE DES RÉSULTATS A L'ÉTRANGER

Le bénéfice de la division Securities and Banking a bondi de 67% au troisième trimestre à la faveur de meilleurs résultats sur les marchés de taux et d'actions et grâce à une baisse des dépenses. Le segment de la banque de détail en Amérique du Nord a pu augmenter ses profits de 18% en raison de la hausse de ses revenus de prêts.

Hors des Etats-Unis, l'activité de banque de détail a en revanche reculé de 3% et le produit des services pour entreprises et administrations publiques a également reculé, affecté entre autres par des taux de change défavorables.

Pour autant, la lourde charge destinée à refléter la dépréciation de Morgan Stanley Smith Barney (MSSB) - 4,7 milliards de dollars, soit 2,9 milliards après impôts - vient rappeler les difficultés du géant bancaire new-yorkais.

En septembre, Citigroup a conclu la vente de ses 49% dans MSSB à Morgan Stanley à un prix qui valorisait la coentreprise à 13,5 milliards de dollars, bien inférieur à ses espoirs initiaux, ce qui l'oblige à déprécier de 40% la valeur de sa filiale dans ses comptes trimestriels (voir ).

MSSB avait été créé en 2009, en pleine crise financière, dans le but de transférer à Morgan Stanley les actifs de la société de courtage Smith Barney.

Graphique sur les résultats de Citigroup :

link.reuters.com/xax33t (David Henry, Véronique Tison pour le service français, édité par Nicolas Delame et Marc Angrand)

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below