September 24, 2012 / 6:13 AM / 5 years ago

LEAD 3-CGGVeritas-Acquisition aux Pays-Bas dans la prospection

6 MINUTES DE LECTURE

* Achète la division Géosciences du néerlandais Fugro

* Transaction pour un montant brut de E1,2 md, finalisée cette année

* La division emploie environ 2.500 personnes

* L'action CGG Veritas plus forte baisse du SBF 120

* Craintes de dilution et inquiétude concernant la dette (Actualisé avec téléconférence et réaction en Bourse)

par Gilles Guillaume

PARIS, 24 septembre (Reuters) - CGGVeritas a annoncé lundi l'acquisition de la division Géoscience du groupe néerlandais d'ingénierie Fugro pour un montant brut de 1,2 milliard d'euros, une transaction destinée à profiter de la reprise du marché de la prospection marine mais sanctionnée à la Bourse de Paris.

L'opération, dont le montant est payable en numéraire, devrait être réalisée d'ici la fin de l'année, être relutive dès 2013 et permettre de dégager un cash flow plus régulier car moins dépendant des cycles d'activité, a précisé le spécialiste français des services et équipements géophysiques pour l'industrie pétrolière.

"Il s'agit pour nous d'une opération majeure, de nature à transformer notre société, à la faire évoluer, à la faire grandir pour devenir une société de géoscience bien équilibrée entre les équipements destinés à l'exploration d'une part, et ceux destinés à la production d'autre part", a déclaré Jean-Georges Malcor, directeur général de CGGVeritas, au cours d'une téléconférence.

Grâce à Fugro Géoscience, CGGVeritas augmentera d'un tiers son chiffre d'affaires, puisque le chiffre d'affaires proforma de la future entité atteint 4,2 milliards de dollars (3,25 milliards d'euros) sur la base des chiffres de 2011, contre 3,2 milliards de dollars pour CGGVeritas seul.

"(Elle) nous permet de nous renforcer considérablement dans nos coeurs de métier (...) en particulier en marine avec un accès immédiat à des navires de haut de gamme alors que le marché est en phase de reprise", a ajouté Jean-Georges Malcor.

CGGVeritas, a-t-il dit, entend ainsi cesser dans un avenir proche de faire construire de nouveaux bateaux. L'opération lui permet aussi de se renforcer sur le segment en fort développement des données sismiques.

Un temps réservée à la baisse, l'action CGGVeritas a chuté de 12% dans les premières cotations. A 11h30, elle perdait encore 7% à 23,99 euros, signant la plus forte baisse de l'indice SBF 120 (-1,15%).

"L'annonce de ce matin devrait entraîner une réaction négative du marché et le titre pourrait subir d'importants dégagements en raison de l'augmentation de capital", a commenté Franklin Pichard, directeur de Barclays Bourse.

"Fondamentalement, l'opération va donner une toute autre dimension à CGGVeritas, qui va devenir un acteur incontournable dans la sismique."

CRÉDIT-RELAIS ET AUGMENTATION DE CAPITAL

L'opération sera financée pour un tiers sur les fonds propres du groupe et, pour deux tiers grâce au recours à l'endettement sous la forme d'un crédit-relais. Les deux groupes vont également créer une nouvelle coentreprise, "Seabed", détenue à 60% par Fugro après paiement de 225 millions d'euros à CGGVeritas.

Le groupe français prévoit aussi une augmentation de capital avec maintien du droit préférentiel de souscription d'environ 400 millions d'euros dès que les conditions de marché le permettront.

"En dépit de la dilution anticipée à court terme, toutefois limitée à 10%, nous maintenons notre opinion acheter sur le titre", écrit Gilbert Dupont dans une note.

Le bureau d'études estime que le gearing du groupe serait de 49% après l'opération, contre 28% avant.

Jean-Georges Malcor, en téléconférence, a précisé qu'à la clôture de la transaction, ce ratio devrait être légèrement inférieur à 50%, un niveau permettant selon lui de maintenir la notation crédit actuelle du groupe.

CGGVeritas a indiqué que les quelque 2.500 salariés de la division Géoscience du groupe néerlandais rejoindraient ses rangs, tandis que 230 de ses propres salariés seraient transférés à la coentreprise Seabed.

"Il n'y aura pas de plan de départ, il n'y a rien de ce côté-là, pas de PSE (plan de sauvegarde de l'emploi) au sens français", a précisé le directeur général de CGGVeritas. "C'est aussi vrai du côté (de Fugro). On a passé des messages tout à fait rassurants à nos salariés concernés."

* Le communiqué du groupe :

link.reuters.com/bac82t (Avec Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Dominique Rodriguez)

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