Poids lourds/Europe-Scania anticipe une contraction de 10% du marché

dimanche 3 juin 2012 17h38
 

STOCKHOLM, 3 juin (Reuters) - Le PDG de Scania, qui va prochainement quitter son poste pour rejoindre la direction de Volkswagen, actionnaire majoritaire du constructeur suédois, dit anticiper pour cette année une contraction de l'ordre de 10% du marché européen des poids lourds.

Leif Östling a noté que la prévision de Scania pour l'Europe, son premier marché, était similaire à celle de son rival Volvo.

"C'est encore rude, en général comme en Europe", a dit Leif Östling samedi à Reuters. "Nous avons donné à peu près le même chiffre que Volvo pour le marché européen. Nous n'avons rien changé à cela."

L'an dernier, le marché des poids lourds pour 25 pays de l'Union européenne ainsi que la Norvège et la Suisse représentait quelque 241.000 véhicules. Leif Östling avait dit en avril anticiper une contraction à 200.000-220.000 véhicules cette année en raison de l'impact de la crise européenne de la dette sur la demande dans ce secteur très cyclique.

Volkswagen a annoncé samedi une réorganisation de sa direction comprenant la création d'une division spécifique pour la Chine et un contrôle renforcé de ses diverses marques de poids lourds. Leif Östling prendra la tête de la division utilitaires de Volkswagen avec la mission d'accélérer le rapprochement entre Scania et MAN, que le groupe contrôle également. (voir )

"En matière d'achats, de développement, mais aussi de méthodologie de production et de logistique, il y a beaucoup à faire et beaucoup à apprendre de l'un et de l'autre", a dit Leif Östling.

"En même temps, ces trois sociétés (Scania, Man et Volkswagen, NDLR) sont aussi concurrentes... Nous devons continuer de travailler avec différentes marques, de garder ces identités bien distinctes", a-t-il ajouté.

Leif Östling, qui sera remplacé comme PDG en septembre par Martin Lundstedt, a souligné qu'il ne pouvait nullement imaginer de fusion entre Scania et MAN, à aucun moment, et que le seul rapprochement des entités prendrait du temps.

"C'est un processus qui se poursuivra sans doute sur les dix à quinze prochaines années", a-t-il dit. (Anna Ringstrom, Natalie Huet pour le service français)