NicOx ne rachètera pas le solde d'Altacor

vendredi 1 juin 2012 08h15
 

PARIS, 1er juin (Reuters) - NicOx a annoncé vendredi que son conseil d'administration avait décidé de ne pas exercer l'option d'achat lui permettant de prendre 100% d'Altacor, société britannique d'ophtalmologie dont la biotech française avait pris près de 12% au mars dernier.

"Le conseil d'administration de NicOx a considéré qu'à ce stade, il n'était pas dans l'intérêt de NicOx et de ses actionnaires d'acquérir les 88,2% du capital d'Altacor restants", précise le groupe dans un communiqué.

"NicOx conservera sa participation au capital d'Altacor à hauteur de 11,8% et Gavin Spencer, Executive Vice President, Corporate Development de NicOx, restera membre du Conseil d'administration d'Altacor", a-t-il ajouté, sans autre précision sur les motifs qui ont conduit à sa décision.

Personne chez NicOx n'était disponible dans l'immédiat pour commenter la décision.

NicOx avait flambé en Bourse le 21 mars après avoir annoncé la signature d'un accord pour acquérir 11,8% du capital d'Altacor moyennant deux millions de livres sterling (environ 2,4 millions d'euros).

Le groupe bénéficiait d'une option d'achat lui permettant d'acquérir le solde des actions Altacor pour un montant de neuf millions de livres (environ 10,8 millions d'euros), rémunéré, au choix de NicOx, en numéraire, en actions NicOx ou en une combinaison de numéraire et d'actions.

L'option était exerçable jusqu'au 31 mai. Il s'agissait de la première réalisation concrète de la nouvelle stratégie de NicOx pour se recentrer sur l'ophtalmologie après l'échec de l'anti-infammatoire Naproxcinod. (voir )

"En parallèle, nous nous consacrons à la poursuite de nos négociations en vue de prendre en licence ou d'acquérir des sociétés et des produits nous permettant d'établir une présence commerciale dans les principaux marchés européens et aux Etats-Unis", a poursuivi Michèle Garufi, PDG de NicOx, citée dans le communiqué.

L'action NicOx a clôturé jeudi à 3,06 euros. Depuis le début de l'année, le titre a triplé de valeur, après un plongeon de près de 54% en 2011. (Gilles Guillaume, édité par Benoît Van Overstraeten)