ING va renégocier sa restructuration avec la Commission

mercredi 9 mai 2012 11h26
 

AMSTERDAM, 9 mai (Reuters) - Le groupe de services financiers ING s'apprête à renégocier son plan de restructuration conclu avec la Commission européenne en échange d'une aide de 10 milliards d'euros de l'Etat néerlandais, ce qui pourrait déboucher sur un nombre moins important de cessions parmi ses plus petits actifs.

La vente ou la cotation en Bourse des activités d'assurance et de gestion d'actifs du groupe en Asie, en Europe et aux Etats-Unis ne sera pas affectée et se poursuivra comme prévu, a déclaré à la presse le directeur général d'ING Jan Hommen.

ING, qui a publié mercredi des résultats hors éléments exceptionnels meilleurs que prévu pour le premier trimestre, a remporté une bataille juridique contre l'Union européenne en mars portant sur l'aide publique que le groupe avait reçu pendant la crise financière mondiale de 2008.

La Commission va faire appel de cette décision, selon un porte-parole de l'exécutif européen cité par l'agence ANP mardi.

ING a précisé qu'il avait entamé les discussions avec le gouvernement néerlandais et qu'il commencerait bientôt à discuter avec la Commission européenne.

Jan Hommen a refusé de commenter les changements qui pourraient être apportés dans le plan de restructuration. Une des possibilité serait qu'ING n'ait pas à vendre sa filiale bancaire aux Pays-Bas, WestlandUtrecht, selon des analystes.

Le groupe doit vendre son activité d'assurance et de gestion d'actifs en Asie dans le courant de l'année, ce qui contribuerait à rembourser les trois milliards d'euros qu'il doit encore à l'Etat, plus une pénalité de 50%.

Jan Hommen a précisé que ce processus de cession se déroulait bien, tout comme les préparatifs à une cession ou une introduction en Bourse de ses activités d'assurances en Europe et aux Etats-Unis, dont le groupe doit se défaire d'ici fin 2013.

ING a annoncé par ailleurs un bénéfice net inférieur aux atteintes, à 680 millions d'euros, contre 1,2 milliard projetés par les analystes, mais ses résultats hors exceptionnels et hors cessions, ont été globalement meilleurs que prévu. (Gilbert Kreijger, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)