LEAD 3-Dexia, première urgence bancaire pour François Hollande

mercredi 9 mai 2012 15h46
 

* E431 mlns de pertes au premier trimestre

* Le coût des garanties d'Etat pèse

* Le Belge De Boeck devrait remplacer le Français Mariani (Actualisé avec contexte)

par Julien Ponthus et Philip Blenkinsop

PARIS/BRUXELLES, 9 mai (Reuters) - En pertes au premier trimestre, la banque franco-belge Dexia s'est imposée mercredi comme le premier dossier financier sensible auquel doit s'attaquer François Hollande avant même d'avoir endossé officiellement ses habits de président.

Selon les informations du journal Le Monde, le directeur de campagne du vainqueur de dimanche, Pierre Moscovici, a rencontré mardi l'actuel secrétaire général de l'Elysée, Xavier Musca, pour discuter de la situation de l'établissement financier en cours de démantèlement.

Le gouvernement belge n'a pas attendu la passation de pouvoir à Paris pour réclamer le contrôle opérationnel de l'établissement bancaire et demander une réduction de sa participation de 60% aux 90 milliards d'euros de garanties d'Etat accordés à Dexia.

Un alourdissement de la facture française pourrait s'avérer particulièrement périlleux à concilier avec une équation budgétaire déjà difficile à tenir pour le futur gouvernement de François Hollande.

Gouvernance contestée, pertes récurrentes, probable recapitalisation, la situation de l'ancien leader mondial du financement des collectivités locales a continué de se détériorer après l'annonce de son deuxième plan de sauvetage à l'automne dernier.   Suite...