Buffett rassure ses actionnaires, évoque un méga-investissement

dimanche 6 mai 2012 18h17
 

OMAHA, Nebraska, 6 mai (Reuters) - L'homme d'affaires Warren Buffett a cherché ce week-end à dissiper les inquiétudes des actionnaires quant à l'avenir de son véhicule d'investissement, Berkshire Hathaway, tout en révélant avoir récemment envisagé l'une des plus importantes acquisitions de sa carrière.

Surnommé "l'oracle d'Omaha" en raison d'une impressionnante série d'investissements juteux au fil des décennies, le milliardaire de 81 ans a annoncé en avril souffrir d'un cancer de la prostate. (voir )

Et s'il a qualifié son diagnostic d'"événement vraiment mineur", la question de ses possibles successeurs occupait une place centrale lors de l'assemblée générale annuelle de la holding financière. Sans toutefois obtenir de réponse claire.

"Ils apporteront d'autres talents", a dit Warren Buffett au cours de l'événement, qu'il aime qualifier de "Woodstock des capitalistes" et qui réunissait samedi à Omaha quelque 40.000 actionnaires.

L'homme d'affaires reste néanmoins à l'affût d'une belle opportunité d'investissement. Il a ainsi confié avoir envisagé récemment une acquisition de plus de 20 milliards de dollars, sans toutefois en préciser la cible.

Berkshire a fait état vendredi d'un bénéfice net plus que doublé au premier trimestre 2012, la division assurances de la société ayant vu sa perte drastiquement réduite à la faveur de l'absence de catastrophes naturelles majeures sur la période. (voir ID:nL5E8G4G2M])

Warren Buffett s'est dit optimiste quant aux perspectives du véhicule d'investissement, malgré la faible croissance économique des Etats-Unis et les troubles de la dette qui sévissent de part et d'autre de l'Atlantique.

"J'éviterais les obligations souveraines à moyen ou long terme, tant les nôtres que celles d'autres pays", a-t-il conseillé, faisant également savoir qu'en dépit de ses considérables investissements dans IBM, il ne miserait pas sur Apple ni Google.

"Les chances de se tromper complètement avec IBM sont probablement moindres, du moins à nos yeux" qu'avec les deux autres géants technologiques, a-t-il estimé. (Ben Berkowitz, Natalie Huet pour le service français)