3 mai 2012 / 14:53 / il y a 5 ans

LEAD 1-Lagardère souhaite qu'EADS dépende moins d'Airbus

* Le gouvernance concerne les actionnaires, pas la direction d'EADS, dit Lagardère

* Arnaud Lagardère prendra la présidence du conseil d'EADS cet été

* Lagardère attendra que le programme A350 soit stabilisé pour se désengager d'EADS

PARIS, 3 mai (Reuters) - Arnaud Lagardère, gérant commandité du groupe éponyme, a souhaité jeudi qu'EADS, dont il va prendre la présidence du conseil d'administration cet été, soit moins dépendant des performances de sa filiale aéronautique Airbus.

Arnaud Lagardère succédera cet été à l'Allemand Bodo Übber, directeur financier du constructeur automobile Daimler , en vertu de l'accord conclu en 2007 entre la France et l'Allemagne sur la rotation des principaux postes du groupe européen d'aérospatiale et de défense.

"L'idée que je me fais de cette présidence, c'est de continuer à pacifier l'axe franco-allemand", a-t-il déclaré lors de l'assemblée générale du groupe Lagardère, mentionnant également de possibles acquisitions pour EADS.

Daimler contrôle 22,5% du capital d'EADS - dont l'Etat allemand compte racheter 7,5% - , l'Etat français 15% et Lagardère 7,5%, chaque camp détenant 22,5% des droits de vote.

"Je voudrais que cela ne soit pas uniquement une présidence qui s'occupe de la gouvernance et du bon fonctionnement de l'entreprise mais qui aussi incite le management - comme il le fait d'ailleurs - à aller voir dans d'autres domaines que uniquement Airbus", a ajouté Arnaud Lagardère.

EADS a réalisé un chiffre d'affaires de 49,1 milliards d'euros en 2011, dont deux tiers (33,1 milliards) assurés par Airbus, les divisions Eurocopter, Astrium (spatial) et Cassidian (défense et sécurité) se partageant le reste.

STABILISER LE PROGRAMME A350

Arnaud Lagardère a rappelé qu'un éventuel changement de la gouvernance d'EADS relevait de ses actionnaires et non de sa direction.

"On le fera peut-être si c'est nécessaire, mais on ne le fera que dans l'intérêt social d'EADS", a-t-il dit.

"J'ai entendu beaucoup de commentaires, mais des commentaires qui émanaient davantage du management d'EADS que de ses actionnaires. Or, la gouvernance, c'est la préoccupation et la décision des actionnaires et de personne d'autre."

Le président exécutif Louis Gallois, qui cédera son poste en juin à l'Allemand Tom Enders, a notamment indiqué qu'EADS étudiait des solutions pour continuer à se protéger d'OPA hostiles tout en permettant à ses actionnaires industriels de réduire leurs participations.

Arnaud Lagardère, dont la stratégie prévoit de céder les participations minoritaires de son groupe, a réaffirmé à Reuters qu'il attendrait que le programme du long courrier A350 soit stabilisé pour envisager un désengagement d'EADS.

"C'est un des déclencheurs, on ne le fera pas sans ça, c'est une condition nécessaire", a-t-il dit, sans souhaiter se montrer plus précis sur la phase de développement de l'avion à laquelle il fait référence.

L'A350, dont la mise en service a été repoussée de la fin 2013 au premier semestre 2014, a conduit EADS à inscrire dans ses comptes 2011 une provision de 200 millions d'euros. (Cyril Altmeyer, édité par Marc Angrand)

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