MARCHES-Cinq thèmes à retenir la semaine prochaine

dimanche 22 avril 2012 20h30
 

LONDRES, 15 janvier (Reuters) - Voici les grands thèmes qui risquent de s'imposer aux traders et aux investisseurs dans la semaine qui vient :

1/ MARCHÉS D'ACTIONS FÉBRILES

Si les investisseurs voient d'un mauvais oeil les efforts du Fonds monétaire international (FMI) pour accroître sa puissance de feu face à la crise européenne de la dette et si la Réserve fédérale américaine ne donne aucun signe d'assouplissement monétaire à venir, les marchés financiers pourraient clore un mois déjà rude avec un repli encore plus marqué.

Les valeurs vedettes européennes se replient de 7% et pourraient enregistrer leur pire performance mensuelle depuis août dernier, tandis que les rendements des Bunds sont au plus bas, signe que les investisseurs fuient la dette des pays périphériques de la zone euro pour privilégier le papier allemand, valeur refuge. Après le premier tour de la présidentielle en France, qui a vu le socialiste François Hollande devancer le président sortant Nicolas Sarkozy, la perspective de voir disparaître l'alliance "Merkozy" face à la crise européenne de la dette pourrait mettre encore plus de pression sur les obligations espagnoles et italiennes.

Les chiffres de la croissance américaine et britannique au premier trimestre seront scrutés comme autant d'indices d'une possible reprise dans les mois à venir. La conférence de presse du président de la Fed Ben Bernanke jeudi risque d'être suivie de plus près encore par les investisseurs.

2/ DILEMME AUSTÉRITÉ-CROISSANCE

La question de savoir combien d'austérité les économies les plus faibles peuvent encaisser sans voir étranglées leurs chances de croissance sera mise en lumière par les indices des directeurs d'achat, publiés lundi. Les marchés financiers ont certes été impitoyables avec les dérapages budgétaires de l'Italie mais les PMI pourraient peser encore plus sur les obligations d'Etat italiennes si la contraction des économies périphériques de la zone euro se révélait plus marquée que prévu. Ceci pourrait compliquer les émissions de dette du Trésor italien, qui ont récemment vu grimper les coûts d'emprunt du pays dans le sillage de ceux de l'Espagne. Si les problèmes de l'Italie sont perçus comme étant moins sérieux que ceux de l'Espagne, le pays est toutefois loin d'avoir achevé, comme Madrid, près de la moitié de son programme de financement 2012.   Suite...