LEAD 2-Bourse-bioMérieux chute, les prévisions déçoivent

mercredi 14 mars 2012 11h33
 

(Actualisé avec UBS)

PARIS, 14 mars (Reuters) - L'action bioMérieux chute mercredi en Bourse de Paris après avoir revu en baisse son objectif de croissance organique pour 2012 et renoncé à communiquer désormais des ambitions à long terme. (voir )

Il y a près de deux ans, le spécialiste du diagnostic in vitro avait présenté un plan 2010-2015 qui visait une croissance organique annuelle des ventes de 7% à 9% en moyenne.

A 11h30, le titre abandonne 5,9% à 59,00 euros, plus forte baisse de l'indice SBF 120 (+0,7%), alors que l'indice l'indice européen du secteur de la santé cède 0,1%.

Le groupe a publié des résultats conformes aux attentes, avec un bénéfice net en hausse de 0,3% à 161 millions d'euros. Mais les analystes, un peu déçus par les prévisions, craignent un recul de la marge bénéficiaire cette année et abaissent légèrement leurs estimations.

UBS a retiré bioMérieux de sa liste d'achats forts de valeurs moyennes, tout en révisant en baisse son objectif de cours, à 75 euros contre 77 précédemment. UBS a en outre abaissé ses estimations de bénéfice par action 2012, 2013 et 2014 de respectivement 9%, 6% et 7%.

Oddo Securities évoque le manque de visibilité en l'absence de perspectives 2015 et Gilbert Dupont reste à "alléger", citant la faiblesse persistante de la croissance interne dans les pays développés, le risque d'une nouvelle détérioration des conditions de marché et l'absence de catalyseur fort.

Certains intervenants jugent néanmoins la sanction en Bourse excessive.

"On a été un peu surpris de la très mauvaise réaction du marché. Il n'y a pas de surprise au niveau des chiffres 2011. Mais c'est l'abandon du plan stratégique à l'horizon 2015 qui pèse", estimait ainsi Patrice Pérois, sales trader chez Kepler Capital Markets, alors que les analystes assistaient encore à la présentation des résultats par la société.

L'action bioMérieux prend encore près de 7% depuis le début de l'année, faisant ressortir une capitalisation de 2,3 milliards d'euros, après avoir perdu plus de 25% l'an dernier. (Juliette Rouillon, édité par Dominique Rodriguez)