29 février 2012 / 08:39 / il y a 5 ans

LEAD 3-Ipsen prévoit une baisse de sa marge 2012 et chute en Bourse

* Opérationnel récurrent ajusté en hausse de 9,6% en 2011

* Marge opérationnelle récurrente ajustée 2012 attendue à 15%

* Discussions "avancées" avec deux partenaires pour la médecine générale en France

* Deux candidats pour la reprise du site de Dreux

* Le titre signe la plus forte baisse du SBF 120 (Actualisé avec conférence de presse, commentaires d'analystes, cours)

par Noëlle Mennella

PARIS, 29 février (Reuters) - Ipsen prévoit une baisse de sa marge opérationnelle en 2012 liée à la perte de vitesse de sa branche de médecine générale, après un exercice 2011 lourdement impacté par des dépréciations d'actifs et les coûts de restructuration de sa recherche en Espagne et aux Etats-Unis.

Ces nouvelles ont provoqué une forte baisse du titre qui perdait 7,50% à 20,44 euros vers 12h30, plus forte baisse de l'indice SBF 120, faisant ressortir une capitalisation boursière de 1,7 milliard d'euros. L'action cède 15,6% depuis le début de l'année, après un gain de 6,2% l'an dernier.

A la suite de cette publication, Natixis est passé d'acheter à neutre sur la valeur. Chez Bryan Garnier, Mathieu Chabert explique que le cours pâtit de la perspective de marge 2012 inférieure aux attentes.

Des analystes estiment que cette faiblesse du titre pourrait durer car les nouvelles positives sur le groupe, dont la conclusion d'un partenariat pour son activité de médecine générale en France, ne sont pas attendues dans l'immédiat.

S'agissant de ce partenariat, le président d'Ipsen, Marc de Garidel, a dit avoir "des discussions en phase avancée avec deux partenaires" mais que rien n'était pour l'instant signé.

Lors d'une conférence de presse, il a précisé que l'objectif d'Ipsen était d'avoir en France une coentreprise à 50-50 avec un autre laboratoire qui lui apporterait principalement son savoir sur le marché des médicaments vendus sans ordonnance (OTC).

Il a observé que la branche de médecine générale d'Ipsen était en déclin depuis près de cinq ans et que le groupe ne pouvait pas la redresser tout seul.

Marc de Garidel a ajouté que "d'ici au deuxième trimestre, Ipsen sera en mesure de proposer quelque chose" pour cette branche, tout en ajoutant que "si on ne trouve pas de partenaire, on sera obligé à une autre solution".

Pour 2012, Ipsen estime que la profitabilité de sa branche de médecine générale sera principalement affectée par le déremboursement, effectif au 1er mars, du Tanakan, son médicament phare dans le traitement des troubles de la mémoire. Cette mesure devrait entraîner une baisse de ses ventes de l'ordre de 35% cette année, prévoit le président.

ACCORDS DE PARTENARIATS CIBLÉS PAS EXCLUS

Au total, Ipsen estime que la baisse de la profitabilité de sa branche de médecine générale aura un impact d'environ 300 à 400 points de base sur sa marge opérationnelle récurrente.

Elle devrait ainsi représenter cette année 15% du chiffre d'affaires (contre 17,3% en 2011 et 16,6% en 2010) alors que les analystes l'attendaient à 17%.

Prié de commenter les risques de copie du Smecta, un traitement contre la diarrhée qui perdu la protection de son brevet, Marc de Garidel a remarqué qu'il n'y avait aucune trace d'activité d'une concurrence à ce jour.

S'agissant des négociations sur la vente du site industriel de Dreux, le président d'Ipsen a dit avoir des offres engageant deux candidats et qu'une décision devrait être prise "dans les semaines qui viennent".

Enfin, il n'a pas exclu de conclure en 2012 "des accords de coopération ciblés" en médecine de spécialité.

Le groupe ajoute que ses ventes 2012 devraient, comme en 2011, être dopées par les performances de la médecine de spécialité (oncologie, endocrinologie, neurologie). Pour 2012, Ipsen vise une croissance comprise entre 8% et 10% de cette dernière mais une baisse d'environ 15% de sa médecine générale.

L'an dernier le chiffre d'affaires d'Ipsen a crû de 5,4%, hors effets de change, à 1,159 milliard d'euros, avec un gain de 8% dans la médecine de spécialité mais une hausse d'à peine 1,3% dans la médecine générale.

Le groupe ajoute qu'en 2012 il continuera à investir dans ses plates-formes technologique en s'appuyant sur ses relais de croissance que sont le Dysport, une toxine botulique utilisée dans le traitement des troubles neuromusculaires et appliquée à la médecine esthétique, et la Somatuline, un traitement de l'acromégalie, un trouble hormonal de croissance.

Ipsen a aujourd'hui en cours 10 études cliniques de phase III. Il anticipe de lancer début 2013 en partenariat avec l'américain Inspiration Biopharmaceuticals, dont il détient 40% du capital, l'Ixinity, un médicament traitant l'hémophilie.

Le résultat opérationnel récurrent ajusté 2011 s'est élevé à 200,7 millions d'euros (+9,6%). Le bénéfice consolidé a chuté à 0,9 million d'euros, contre 95,7 millions un an auparavant. Le dividende proposé reste stable à 0,80 euro.

A la fin 2011, la trésorerie nette de la société s'élevait à 122,3 millions d'euros.

Voir aussi :

* le communiqué d'Ipsen :

here%20Resultats%202011.pdf

* Ipsen annonce de lourdes dépréciations (Edité par Dominique Rodriguez)

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